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Un groupe réclame une enquête sur les cadeaux « disparus » offerts à Netanyahu

Le Mouvement pour un gouvernement de qualité demande au procureur général d'enquêter sur la disparition de dizaines d'objets offerts à l'ancien Premier ministre durant son mandat

L'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige une réunion de faction de la Knesset de son parti d'opposition, le Likud, le 13 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige une réunion de faction de la Knesset de son parti d'opposition, le Likud, le 13 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un groupe en faveur d’une bonne gouvernance fait pression sur le procureur général Avichai Mandelblit pour qu’il ouvre une enquête sur l’endroit où se trouvent des dizaines de cadeaux offerts au chef de l’opposition Benjamin Netanyahu lorsqu’il était Premier ministre et qui sont propriété de l’État, mais qui ont disparu depuis qu’il a été évincé du pouvoir plus tôt cette année.

Le Mouvement pour un gouvernement de qualité (MFQG) en Israël a écrit dans une lettre mercredi que les articles ont une valeur « historique, diplomatique et nationale ».

La lettre, dont l’existence a été révélée par la Douzième chaîne, fait suite à un reportage diffusé plus tôt cette semaine sur la chaîne selon lequel la conseillère juridique du bureau du Premier ministre, Shlomit Barnea-Farago, avait récemment envoyé une lettre à Netanyahu lui demandant de restituer les objets.

En réponse au premier reportage, diffusé lundi, le parti Likud de Netanyahu a déclaré dans un communiqué que les objets n’étaient pas en sa possession ni en celle de quiconque de sa famille.

Les objets avaient été approuvés pour être exposés dans la résidence officielle du Premier ministre par le comité des cadeaux du bureau du Premier ministre lorsque M. Netanyahu vivait dans le complexe, situé à Jérusalem.

Le procureur général Avichai Mandelblit au ministère de la Justice à Jérusalem le 14 juin 2021. (Olivier Fitoussi/FLASH90)

Dans sa lettre à Mandelblit, le groupe a noté que Netanyahu n’avait pas personnellement répondu au rapport et, sur la base de la déclaration du Likud, il y a lieu de s’inquiéter de ce qui est arrivé aux objets en question.

« À première vue, et tant que les cadeaux ne sont pas en possession de la famille Netanyahu, il est à craindre que les cadeaux aient été volés de la résidence du Premier ministre, ou transférés en possession de ceux qui ne sont pas autorisés à les détenir », a écrit le MFQG.

La lettre indique que c’est un « fait connu » que les objets en question étaient exposés à la résidence du Premier ministre et qu’après que M. Netanyahu a terminé son mandat et déménagé, « ils ont disparu » du bâtiment.

Si l’un des objets est retrouvé en possession de la famille Netanyahu, malgré le démenti du Likud, il faudra envisager de « prendre les mesures prévues par la loi sur la fonction publique » et recommandées par Barnea-Farago.

Les articles en question n’ont rien à voir avec les allégations formulées dans le cadre de l’affaire 1000, l’une des trois affaires de corruption pour lesquelles M. Netanyahu est jugé, qui porte sur des cadeaux coûteux que lui-même et sa famille auraient reçus de riches bienfaiteurs.

Demandant instamment que l’on prête attention à « l’image alarmante qui se dégage des circonstances décrites », l’organisation a appelé à une enquête sur l’emplacement des cadeaux.

La conseillère juridique du Cabinet du Premier ministre Shlomit Barnea Farago (capture d’écran YouTube)

La lettre de Barnea-Farago aurait demandé le retour de 21 articles appartenant au bureau du Premier ministre et de 11 autres appartenant à la résidence officielle du Premier ministre.

Elle menace l’État de se réserver le droit de « prendre les mesures nécessaires » pour les récupérer.

Parmi les objets qui n’ont pas encore été restitués figurent deux aigles dorés que M. Netanyahu a reçus de l’ancien président américain, Barak Obama, un exemplaire de la Bible avec le premier commentaire de Rachi offert par le président russe Vladimir Poutine, et une copie encadrée des documents signés par l’ancien président américain, Donald Trump, ordonnant le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

En outre, une cruche en porcelaine et un service à thé que M. Netanyahu a reçus de la chancelière allemande de l’époque, Angela Merkel, n’ont pas été rendus, pas plus qu’une boîte décorée qu’il a reçue de la première dame américaine de l’époque, Melania Trump.

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