Un Hassan Nasrallah, malade, met en garde Jérusalem contre une guerre régionale
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Un Hassan Nasrallah, malade, met en garde Jérusalem contre une guerre régionale

Bien qu'il soit resté à l'écart lors du récent conflit, le chef du Hezbollah prévient que davantage de groupes répondront si Israël s'en prenait aux Lieux saints de la capitale

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans une allocution le 26 mai 2021 (Crédit : capture d'écran)
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans une allocution le 26 mai 2021 (Crédit : capture d'écran)

Le chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, a déclaré mardi qu’une violation de Jérusalem et des Lieux saints musulmans et chrétiens déclencherait une guerre régionale.

S’exprimant pour la première fois depuis le cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre de onze jours entre le son homologue palestinien du Hamas et Israël, Hassan Nasrallah a estimé, depuis son bunker, que les groupes gazaouis avaient prouvé que personne ne peut rester passif quand Israël attaque des Lieux saints ou tente de porter atteinte aux droits des Palestiniens sur Jérusalem, et a averti que le Hezbollah pourrait s’impliquer dans le conflit la prochaine fois.

“Les Israéliens doivent comprendre que la violation de la Ville Sainte et de la mosquée et des sanctuaires d’Al-Aqsa aura des conséquences bien plus importantes que la résistance gazaouie” a-t-il déclaré, faisant référence au mont du Temple situé dans la Vieille Ville de Jérusalem.

“Qui dit Jérusalem dit guerre régionale. Les mouvements de résistance ne peuvent pas rester passifs alors que la ville sainte est en réel et grave danger,” a-t-il ajouté.

Nasrallah, 60 ans, est apparu pâle et s’exprimant lentement au cours de son intervention d’une heure et demie, toussant à plusieurs reprises.

Son apparence fébrile a déclenché des spéculations au sujet de sa santé sur les réseaux sociaux, mais il n’y a eu aucune déclaration immédiate concernant sa condition.

Lors de son allocution, il a décrit les tirs de roquettes intenses menés par le Hamas et le Jihad islamique vers Israël comme une “grande victoire”.

L’ombre du Hezbollah a pesé sur Israël tout au long du conflit de 11 jours qui a opposé l’État hébreu et le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, avec la menace que le groupe terroriste puisse utiliser son arsenal de missiles – bien plus puissant que celui du Hamas – pour venir en aide aux terroristes palestiniens. Mais le groupe, soutenu par l’Iran, est resté à l’écart. Si quelques roquettes ont été tirées sur Israël depuis le Liban, la plupart n’ont pas réussi à atteindre Israël – et le Hezbollah ne les a pas revendiquées.

Le fait que deux navires-centrale stationnés au large du Liban ont arrêté le 14 mai leur production en raison d’un retard de paiement et d’un différend juridique avec les autorités, privant le Liban d’un quart de son approvisionnement en électricité, a pu jouer un rôle dans la non-implication du groupe terroriste déjà bien pointé du doigt dans la crise sans précédent que traverse le pays du Cèdre.

Des manifestations quotidiennes, y compris par des membres du Hezbollah et des Palestiniens au Liban, ont eu lieu le long de la frontière avec Israël en solidarité avec Gaza. Un membre du Hezbollah a d’ailleurs été tué quand Israël a ouvert le feu pour repousser les manifestants qui tentaient de franchir la barrière frontalière.

Nasrallah s’exprimait à l’occasion du 21e anniversaire du retrait d’Israël du Sud Liban après une guerre prolongée, caractérisée par des bombes en bordure de route et des attaques de tireurs d’élite.

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