Un homme de Haïfa arrêté pour avoir poignardé et gravement blessé sa fille
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Un homme de Haïfa arrêté pour avoir poignardé et gravement blessé sa fille

La victime de 23 ans est sous sédatif à l'hôpital Rambam ; l'agression survient le lendemain de la réunion de la commission parlementaire sur les violences conjugales

A titre d'illustration : Un véhicule de police sur une scène de crime présumée à Haïfa, le 10 juin 2018. (Meir Vaknin/Flash90)
A titre d'illustration : Un véhicule de police sur une scène de crime présumée à Haïfa, le 10 juin 2018. (Meir Vaknin/Flash90)

Une femme de 23 ans a été poignardée et grièvement blessée mercredi matin aux petites heures de la matinée dans la ville de Haïfa, dans le nord du pays.

La police a rapporté dans un communiqué que le père de la femme avait été arrêté parce qu’il était soupçonné d’avoir perpétré l’agression au domicile de la victime.

L’hôpital Rambam de la ville a déclaré que la femme était sous sédatif et sous respirateur.

Cette agression a eu lieu le lendemain de la réunion de la commission de la Knesset sur le statut des femmes et l’égalité entre les sexes, qui s’est réunie pour discuter des 250 millions de shekels (63 millions d’euros) approuvés en 2017 pour les programmes nationaux de prévention des violences conjugales, qui, selon les associations, n’ont pas été alloués.

La commission a découvert qu’il y avait eu une augmentation de 18 % des violences contre les femmes depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Ce mois aussi, le ministère des Affaires sociales a publié les chiffres qui montraient une augmentation de 112 % du nombre de plaintes pour des violences domestiques reçues via sa ligne d’urgence en mai par rapport à avril.

Onze femmes israéliennes ont été tuées cette année par une personne qu’elles connaissaient.

Ce chiffre s’élevait à treize en 2019. En 2018, 25 femmes ont été assassinées dans de telles circonstances, autrement dit le chiffre le plus important depuis des années. Ce triste record a entraîné une série de manifestations et d’appels urgents aux autorités pour qu’elles agissent contre ce phénomène. Avant d’être assassinées, nombre de ces femmes avaient déposé plainte, craignant pour leur sécurité.

Des Israéliens protestent contre les violences faites aux femmes dans Tel Aviv le 1 juin 2020. (Tomer Neuberg/Flash90)

La police et les organisations de services sociaux ont signalé une augmentation importante des plaintes pour violence domestique depuis le début de la crise du coronavirus.

Des milliers de personnes ont protesté à Tel-Aviv le mois dernier contre cette tendance, appelant à une action gouvernementale pour endiguer la violence contre les femmes.

La police a libéré lundi un homme soupçonné d’avoir tué sa femme enceinte le mois dernier dans la ville de Rahat, dans le sud du pays.

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