Un homme meurt d’une crise cardiaque après l’explosion d’une grenade près de lui
Rechercher

Un homme meurt d’une crise cardiaque après l’explosion d’une grenade près de lui

Nidal Jabarin, un dentiste de 54 ans, est mort lors d'une manifestation contre la normalisation à Jénine ; aucune réponse de l'armée, qui a lancé la grenade

Une manifestation à Jénine, le 18 septembre 2020 (Capture écran / Palestine TV)
Une manifestation à Jénine, le 18 septembre 2020 (Capture écran / Palestine TV)

Un Palestinien est mort vendredi d’une crise cardiaque, apparemment causée par l’explosion d’une grenade paralysante de l’armée israélienne à côté de lui lors d’une manifestation à un point de contrôle en Cisjordanie, selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne.

Le ministère a rapporté que Nidal Jabarin, 54 ans, dentiste et résident de Jénine, traversait le point de contrôle de Barta’a près de Jénine lorsqu’il a subi une crise cardiaque soudaine après qu’une grenade assourdissante a atterri près de lui. Il est mort sur place.

Le responsable du Croissant rouge palestinien Mahmoud Saadi a déclaré à la télévision palestinienne que la victime revenait d’une visite chez des parents à Barta’a en Israël, alors qu’une manifestation se déroulait près du point de contrôle.

Les dirigeants palestiniens – dont le Hamas et le Fatah – avaient appelé à des manifestations aux « points de friction » à travers la Cisjordanie vendredi pour protester contre les accords de normalisation signés cette semaine entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn.

Une petite manifestation a eu lieu près du point de contrôle vendredi après-midi, selon les images diffusées par la télévision palestinienne. Mais on ne sait pas si Jabarin y a participé ou s’il n’était qu’un spectateur.

Nidal Jabarin, 54 ans, aurait été tué par une grenade assourdissante lancée par des soldats israéliens à Jénine. (Wafa)

Jabarin a été emmené par une équipe du Croissant rouge palestinien à l’hôpital public de Jénine, où les médecins n’ont pas réussi à le réanimer.

« Cela arrive parfois : à cause d’une terreur soudaine, le cœur peut tout simplement lâcher », a expliqué un responsable de l’hôpital au Times of Israël.

L’armée israélienne n’a pas encore répondu à notre demande de commentaires.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...