Israël en guerre - Jour 199

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Un Iranien, commandant du CGRI, tué dans une frappe attribuée à Israël à Damas – médias

La frappe aérienne a détruit un bâtiment annexe de l'ambassade d'Iran et aurait tué Mohammad Reza Zahedi, le plus haut responsable militaire iranien en Syrie

  • Le personnel d'urgence et de sécurité réuni sur le site des frappes imputées à Israël qui ont touché un bâtiment adjacent à l'ambassade d'Iran, à Damas, la capitale de la Syrie, le 1er avril 2024. (Crédit : Maher Al Mounes/AFP)
    Le personnel d'urgence et de sécurité réuni sur le site des frappes imputées à Israël qui ont touché un bâtiment adjacent à l'ambassade d'Iran, à Damas, la capitale de la Syrie, le 1er avril 2024. (Crédit : Maher Al Mounes/AFP)
  • Mohammed Reza Zahedi, responsable des Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le 2 juillet 2017. (Crédit : Ali Khara/Fars Media Corporation, via Wikimedia CC BY 4.0)
    Mohammed Reza Zahedi, responsable des Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le 2 juillet 2017. (Crédit : Ali Khara/Fars Media Corporation, via Wikimedia CC BY 4.0)
  • Le personnel d'urgence et de sécurité à l’intérieur du bâtiment mitoyen du consulat iranien touché par une frappe aérienne attribuée à Israël, à Damas, en Syrie, le 1er avril 2024. (Crédit : Maher Al Mounes / AFP)
    Le personnel d'urgence et de sécurité à l’intérieur du bâtiment mitoyen du consulat iranien touché par une frappe aérienne attribuée à Israël, à Damas, en Syrie, le 1er avril 2024. (Crédit : Maher Al Mounes / AFP)

Un raid imputé à Israël a visé lundi une annexe de l’ambassade iranienne à Damas, une ONG ayant fait état de huit morts. dont un haut commandant iranien.

Il s’agit du cinquième raid en huit jours ayant visé la Syrie, où l’Iran et ses alliés soutiennent le pouvoir du dictateur syrien Bashar el-Assad.

« L’ennemi israélien a lancé des frappes aériennes depuis le Golan syrien occupé, visant l’annexe de l’ambassade iranienne à Damas », a affirmé le ministère syrien de la Défense qui a fait état de plusieurs morts et blessés.

Il a ajouté que la frappe avait « entièrement détruit le bâtiment », situé à Mazzeh d’après l’agence de presse officielle syrienne Sana, un quartier qui abrite des ambassades et des bâtiments des Nations unies.

« Tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur ont été tués ou blessés », a poursuivi le ministère.

Le personnel d’urgence et de sécurité réuni sur le site des frappes qui ont touché un bâtiment à côté du consulat iranien, à Damas, capitale de la Syrie, le 1er avril 2024. (Crédit : Maher Al Mounes/AFP)

« Nous condamnons fermement cette attaque terroriste odieuse » qui a tué « un certain nombre d’innocents », a déclaré pour sa part le ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad, dans un communiqué repris par Sana.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays, a fait état de huit morts dans cette attaque de « missiles israéliens ».

Le site d’information iranien SSN a déclaré que le bâtiment visé était le consulat d’Iran et la résidence de l’ambassadeur.

Selon Reuters, le consulat a été « rasé », ce qui constitue « une escalade apparente et surprenante du conflit au Moyen-Orient, qui opposerait Israël à l’Iran et à ses alliés ».

L’agence de presse iranienne Tasnim a cité des sources indiquant qu’au moins six personnes avaient été tuées lors de la frappe. Ce chiffre n’a pas encore été officiellement confirmé.

Parmi les personnes tuées dans la frappe figure un haut responsable des Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), Mohammad Reza Zahedi, selon des sources de sécurité qui se sont exprimées auprès de Reuters et des médias iraniens.

« Le général de brigade Mohammad Reza Zahedi, l’un des principaux commandants de la Force Al-Qods des Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est tombé en martyr lors d’une attaque menée par des combattants du régime sioniste contre l’annexe de l’ambassade de la République islamique d’Iran à Damas », a indiqué la télévision d’État iranienne Irib.

La Force Al-Qods est, au sein des CGRI, chargée des opérations à l’extérieur de l’Iran.

Mohammed Reza Zahedi, responsable des Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le 2 juillet 2017. (Crédit : Ali Khara/Fars Media Corporation, via Wikimedia CC BY 4.0)

Zahedi serait l’un des principaux commandants de la Force Al-Qods des CGRI, responsable des opérations de l’unité en Syrie et au Liban, et donc le commandant le plus haut gradé des forces iraniennes en Syrie et au Liban.

Selon Tasnim, l’adjoint de Zahedi a également été tué lors de la frappe.

L’Iran apportera « une réponse décisive » au raid imputé à Israël contre l’annexe de l’ambassade iranienne à Damas,, a déclaré l’ambassadeur en Syrie.

Le « bâtiment a été attaqué par des avions de combat F-35 et six missiles (…) Cette action entraînera de notre part une réponse décisive », a déclaré l’ambassadeur à des journalistes.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé « la communauté internationale » à apporter « une réponse sérieuse » aux frappes israéliennes.

Au cours d’un appel avec son homologue syrien, le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, a considéré l’attaque contre une annexe de l’ambassade iranienne à Damas « comme une violation de toutes les obligations et conventions internationales, a imputé les conséquences de cette action au régime sioniste et a souligné la nécessité d’une réponse sérieuse de la communauté internationale à de telles actions criminelles », selon un communiqué du ministère.

Des images de la scène ont montré que le bâtiment ciblé avait été détruit lors de la frappe. À côté des décombres, un drapeau iranien flottait au-dessus de l’ambassade d’Iran.

La chaîne publique syrienne SANA a affirmé que les systèmes de défense aérienne avaient contré l’attaque attribuée à Israël, abattant certains des missiles.

SANA a déclaré que les autorités de secours s’efforçaient d’extraire les morts et les blessés des décombres.

L’ambassadeur indemne 

À Téhéran, l’agence de presse iranienne Nour a indiqué que « Hossein Akbari, ambassadeur de la République islamique d’Iran à Damas, ainsi que sa famille, n’ont pas été blessés lors de l’attaque israélienne ».

Cette attaque « montre la réalité de l’entité sioniste qui ne reconnaît aucune loi internationale et fait tout ce qui est inhumain pour atteindre ses objectifs », a commenté Akbari, cité par l’agence Sana.

Un correspondant de l’AFP sur place a confirmé que le bâtiment annexe de l’ambassade avait été entièrement détruit par la frappe.

Selon l’OSDH, le bilan inclut cinq autres membres des CGRI et deux conseillers iraniens.

Des photos AFP montrent le bâtiment entièrement détruit, réduit à l’état de ruine. Non loin de la scène, des dizaines d’hommes sont rassemblées en face des lieux. Une ambulance est sur le site.

Le personnel d’urgence et de sécurité réuni sur le site des frappes imputées à Israël qui ont touché un bâtiment adjacent à l’ambassade d’Iran, à Damas, la capitale de la Syrie, le 1er avril 2024. (Crédit : Maher Al Mounes/AFP)

Bien qu’Israël ne commente généralement pas ses frappes en Syrie, il a admis avoir effectué des centaines de sorties contre des groupes terroristes soutenus par l’Iran qui tentaient de s’implanter dans le pays au cours de la dernière décennie. L’armée israélienne affirme qu’elle s’attaque aux cargaisons d’armes supposées être destinées à ces groupes, au premier rang desquels le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah. En outre, des frappes aériennes attribuées à Israël ont visé à plusieurs reprises des systèmes de défense aérienne syriens.

Face aux attaques incessantes du Hezbollah, soutenu par l’Iran, et des milices chiites dans tout le Moyen-Orient, à la suite de l’assaut barbare mené par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, qui a provoqué la guerre de Gaza, Israël a intensifié ses frappes sur des cibles terroristes liées à l’Iran en Syrie, tuant de nombreux éléments des CGRI, ainsi que des terroristes du Hezbollah et d’autres groupes mandataires de l’Iran.

En décembre, le général de brigade Razi Mousavi, officier supérieur des CGRI, a été tué lors d’une frappe aérienne imputée à Israël à Damas, ce qui avait incité l’Iran à menacer de prendre des mesures de représailles.

La frappe de lundi est advenue quelques heures après qu’un drone lancé par une milice soutenue par l’Iran en Irak a frappé une base de la marine israélienne à Eilat, la ville la plus méridionale d’Israël, causant des dégâts à un hangar.

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