Un Israélien condamné pour incitation à la violence, insulte à un fonctionnaire
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Un Israélien condamné pour incitation à la violence, insulte à un fonctionnaire

Le résident d'Yitzhar avait affirmé qu'halakhiquement il n'y avait pas de problème à tuer un policier qui rasait une maison juive dans un avant-poste

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Des résidents de l'implantation cisjordanienne d'Yitzhar s'opposent aux forces de sécurité lors de la démolition d'une construction illégale le 25 juin 2017. 
(Capture d'écran : YouTube)
Des résidents de l'implantation cisjordanienne d'Yitzhar s'opposent aux forces de sécurité lors de la démolition d'une construction illégale le 25 juin 2017. (Capture d'écran : YouTube)

Mercredi, le tribunal de district de Lod a condamné un Israélien d’une implantation du nord de la Cisjordanie pour incitation à la violence après qu’il a écrit une publication sur les réseaux sociaux affirmant qu’il n’y aurait aucune transgression religieuse dans le meurtre d’un officier de police démolissant une maison juive.

La cour a accepté un appel des procureurs de l’État et a annulé une décision de 2019 qui avait déclaré Nahum Shalom Ariel non coupable d’incitation à la violence et d’insulte à un fonctionnaire.

Après que les forces de sécurité eurent rasé un certain nombre de structures illégales dans son implantation d’Yitzhar en 2014, une résidente de la ville a écrit dans un forum communautaire en ligne qu’elle était favorable à ce que des pierres soient lancées sur les policiers effectuant de telles démolitions, même si cela devait entraîner leur mort.

« Il n’y a pas de problème halakhique [loi juive] à tuer un soldat pendant une démolition de nuit, » a répondu Ariel. Il a invoqué une loi biblique relative aux propriétaires qui tuent des voleurs lors d’un vol nocturne, dont les actions sont considérées comme une forme d’autodéfense et ne reçoivent pas par la suite la peine de mort pour ce meurtre.

Quant à l’accusation d’insulte à un fonctionnaire, le tribunal a condamné Ariel sur la base d’une publication ultérieure sur Facebook dans lequel il a identifié l’officier impliqué dans la démolition, a mis en ligne sa photo et l’a traité de « scélérat » et de « chien religieux ».

En acceptant l’appel de l’État, le panel de juges a écrit que les déclarations d’Ariel n’étaient « pas une simple expression d’opinion, mais plutôt un argument qui justifie le meurtre d’un soldat… Ces mots… ne peuvent être interprétés d’aucune autre manière sauf comme un appel à la violence, et la ‘possibilité réelle’ que cet appel conduise à la violence est claire ».

Il y a un an, le tribunal de Petah Tikva avait décidé qu’on ne pouvait pas soutenir qu’Ariel, dans ses déclarations, appelait à prendre les soldats pour cible – juste qu’il n’y a pas d’interdiction religieuse contre cela. De plus, le tribunal avait approuvé la position de la défense selon laquelle le suspect, alors âgé de 26 ans, n’était pas une autorité religieuse et que, par conséquent, ses remarques n’avaient aucun poids.

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