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Israël répond au Washington Post sur l’usage légal du phosphore blanc

Les bombes au phosphore sont des armes incendiaires dont l'usage est interdit contre des civils, mais pas contre des cibles militaires, selon une Convention signée en 1980 à Genève

Une photo prise du côté israélien de la frontière avec le Liban montre des obus exposer sur les collines qui entourent le village libanais d'Aita al-Shaab, le 8 décembre 2023. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
Une photo prise du côté israélien de la frontière avec le Liban montre des obus exposer sur les collines qui entourent le village libanais d'Aita al-Shaab, le 8 décembre 2023. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Le Washington Post a rapporté lundi qu’Israël avait utilisé du phosphore blanc fourni par les États-Unis lors d’une frappe récente au Liban, notant que plusieurs civils avaient été blessés au cours de l’incident et qu’Amnesty avait réclamé une enquête pour crime de guerre.

Le reportage, qui s’est basé sur des investigations menées sur le terrain par le journal, affirme que les obus contenant ce matériau incendiaire ont été utilisés dans le village frontalier de Dhayra en date du 16 octobre. Quatre maisons ont brûlé et au moins neuf personnes ont été blessées.

Le journal a indiqué de manière erronée qu’Israël avait fait la promesse, en 2013, de ne plus utiliser de phosphore blanc. En réalité, l’armée avait déclaré qu’elle allait limiter son usage, passant largement à d’autres moyens de créer des écrans de fumée pour les soldats. Elle avait toutefois noté qu’elle se réservait le droit d’utiliser de tels obus dans des cas particuliers, qui n’avaient pas été détaillés, dans des circonstances approuvées par la Cour suprême (ces usages n’avaient pas été rendus publics pour des raisons de sécurité).

Le droit international n’interdit pas l’utilisation du phosphore blanc.

Les bombes au phosphore sont des armes incendiaires dont l’usage est interdit contre des civils, mais pas contre des cibles militaires, selon une Convention signée en 1980 à Genève.

L’armée israélienne a réagi à ces allégations en déclarant que « les forces israéliennes n’utilisent que des armes légales ».

« Les principaux obus fumigènes utilisés par l’armée israélienne ne contiennent pas de phosphore blanc. Comme de nombreuses armées occidentales, l’armée israélienne dispose également d’obus fumigènes contenant du phosphore blanc, qui sont légaux en vertu du droit international, et le choix de les utiliser est influencé par des considérations opérationnelles et par leur disponibilité par rapport à d’autres solutions », précise l’armée israélienne.

« Ces obus sont destinés à servir d’écran de fumée, et non à commettre une attaque ou un incendie, et ils ne sont pas légalement définis comme des armes incendiaires », poursuit le communiqué.

L’armée israélienne précise qu’en vertu des procédures en vigueur en son sein, les obus au phosphore blanc ne doivent pas être utilisés dans les zones urbaines, « sauf dans certains cas exceptionnels ».

« Ces restrictions sont conformes au droit international et sont même plus strictes que ces dernières. »

Le gouvernement américain s’est dit « préoccupé » lundi après la publication de l’article du Washington Post.

« Nous sommes au courant de cet article et nous sommes bien sûr préoccupés. Nous allons poser des questions pour essayer d’en savoir un peu plus », a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

L’utilisation « légitime » du phosphore blanc a pour but « d’éclairer et de produire de la fumée pour dissimuler des mouvements », a précisé John Kirby.

« Lorsque nous fournissons des matériaux tels que du phosphore blanc à une autre armée, c’est pour qu’il soit utilisé de cette manière légitime et en accord avec le droit des conflits armés », a-t-il ajouté.

Matthew Miller, porte-parole du Département d’État américain, lors d’une conférence de presse, le 23 juin 2023. (Crédit : Capture d’écran YouTube)

« Le phosphore blanc peut être utilisé de façon légitime sur le plan militaire mais pas contre des civils », a également rappelé le porte-parole du département d’Etat américain, Matthew Miller, en ajoutant que l’administration Biden cherchait à obtenir « des informations supplémentaires. »

Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’équipement militaire à Israël et le président américain Joe Biden a promis un soutien sans faille à l’offensive israélienne contre le Hamas.

Le Liban accuse Israël depuis plusieurs semaines d’avoir utilisé du phosphore blanc lors de frappes contre le Hezbollah, dans le sud du pays, qui ont provoqué de vastes incendies.

L’ONG Amnesty International a affirmé de son côté disposer de « preuves de l’utilisation illégale par Israël du phosphore blanc » entre le 10 et le 16 octobre, et a réclamé une « enquête pour crime de guerre ».

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