Un journaliste égyptien de retour d’Israël renvoyé par sa rédaction
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Un journaliste égyptien de retour d’Israël renvoyé par sa rédaction

Une délégation de journalistes et de chercheurs européens issus du monde arabe s'est rendue en Israël sur invitation du ministère des Affaires étrangères

Des journalistes d'al-Arabiya à la frontière de la bande de Gaza (Crédit: Nati Shohat/Flash90)
Des journalistes d'al-Arabiya à la frontière de la bande de Gaza (Crédit: Nati Shohat/Flash90)

Sur invitation du ministère des Affaires étrangères israélien, sept journalistes français et belges d’origine arabe ont visité Israël la semaine dernière durant trois jours. Certains en payent actuellement les conséquences.

Khaled Saad Zaghloul, un journaliste égyptien basé à Paris a été renvoyé par le journal Kul al-Arab avec qui il collaborait dès son retour d’Israël, révèle Maariv.

« Al-Arab Magazine met fin à son contrat avec Zaghloul après qu’il est devenu évident qu’il s’était rendu dans l’entité sioniste entre du 17 au 19 décembre. Nous sommes attachés aux principes arabes et à la question palestinienne, » affirme le communiqué du journal égyptien.

Nader Allouche, journaliste et spécialiste du monde arabe, Français originaire de l’Algérie et du Liban présenté comme futur candidat LREM aux élections européennes était également présent lors de cette visite. Cette visite lui a valu de nombreux reproches et d’insultes sur les réseaux sociaux.

Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, le ministre de l’Information de l’Autorité palestinienne a très vivement critiqué la venue de ces journalistes arabes.

Il l’a qualifiée « de violation de la position arabe officielle contre la normalisation des relations avec Israël, la puissance occupante ».

Le ministère de l’information de l’AP « a appelé la Fédération des journalistes arabes et toutes les parties qui s’opposent à la normalisation des relations avec Israël à prendre fermement position contre ces journalistes qui soutiennent clairement l’occupation ».

Déjà en février de cette année le même scénario – visites de journalistes arabes puis condamnations palestiniennes – s’était déroulé dans les mêmes conditions.

Les responsables de l’AP avaient voulu placer sur liste noire neuf journalistes du Maroc, du Liban, d’Irak, du Yémen et de Syrie pour avoir brisé les rangs avec leurs compatriotes arabes.

En février dernier comme la semaine dernière, et dans des termes similaires, le ministre de l’Information de l’AP a condamné cette visite, également organisée par le ministre des Affaires étrangères israélien.

« Se placer aux côtés d’Israël et de son terrorisme marque une rupture dans les rangs arabes et face aux décisions prises par les ministres de l’Information arabe », avait alors indiqué le ministère de l’Information de l’AP, qualifiant la visite « de honte inexcusable et sans justification ».

Cette visite, avait-t-il ajouté, « constitue un éloignement de la position arabe officielle et populaire qui considère Israël comme un état d’occupation, de racisme, de nettoyage ethnique et d’extrémisme ».

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