Un obus perdu syrien s’écrase sur le Golan lors d’une visite de Netanyahu dans la zone
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Un obus perdu syrien s’écrase sur le Golan lors d’une visite de Netanyahu dans la zone

En réponse, l'armée a frappé une position syrienne. Le Premier ministre a juré qu'Israël n'acceptera aucune "violation de notre souveraineté"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à  Katzrin, sur le plateau du Golan, pour le 40ème anniversaire de sa fondation, le 28 juin 2017. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Katzrin, sur le plateau du Golan, pour le 40ème anniversaire de sa fondation, le 28 juin 2017. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Un obus perdu en provenance des combats en Syrie a atterri sur le plateau du Golan mercredi alors que le Premier ministre était en visite dans ce secteur stratégique. Aucun dégât ni aucune victime ne sont à déplorer et le Premier ministre n’a été à aucun moment en danger.

L’armée israélienne a immédiatement frappé en guise de représailles une position militaire syrienne d’où le mortier avait été lancé, amenant Netanyahu à promettre qu’Israël « n’acceptera aucun tir perdu » de la guerre civile syrienne sur son territoire.

Cet incident est survenu alors que Netanyahu s’exprimait lors d’un événement marquant le 40ème anniversaire de l’établissement de la ville de Katzrin, à environ 17 kilomètres du secteur de Qouneitra, frappé par le mortier.

« Nous sommes rassemblés ici pour fêter le quarantième anniversaire de Katzrin, capitale du plateau de Golan », a dit Netanyahu. « Je dis que nous ne tolérerons pas les retombées sur notre territoire en provenance du côté syrien et que l’armée israélienne a d’ores et déjà riposté. Quiconque nous attaque – nous l’attaquerons. C’est notre politique et nous continuerons ainsi. »

Au début de son discours, Netanyahu s’est également référé à la recrudescence des incidents impliquant des tirs perdus en provenance du front syrien et atterrissant en Israël la semaine passée, affirmant que l’Etat juif « répondra avec détermination et avec force » à toute retombée de la guerre civile.

« Nous ne sommes pas impliqués dans le conflit sanglant en Syrie mais nous sommes déterminés à répondre avec détermination et avec force à toute violation de notre souveraineté », aurait-il dit, des propos repris par la Deuxième chaîne. « Quiconque tire sur notre territoire et met en danger nos citoyens recevra une réponse rapide et forte ».

Le plateau du Golan syrien enfumé après des frappes pendant la guerre civile qui déchire le pays, vu du côté israélien de la frontière, le 24 juin 2017. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
Le plateau du Golan syrien enfumé après des frappes pendant la guerre civile qui déchire le pays, vu du côté israélien de la frontière, le 24 juin 2017. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Au cours de la dernière semaine, des tirs errants de Syrie ont frappé le plateau du Golan à au moins trois occasions, menant l’armée israélienne à prendre pour cible des installations militaires syriennes, notamment lors d’une riposte, samedi, qui aurait tué deux soldats syriens. Israël tient le régime d’Abbas pour responsable de tous les incidents provenant depuis le pays ravagé par la guerre.

En conséquence, l’armée israélienne avait déclaré dimanche le périmètre adjacent à la frontière zone militaire fermée mais a annoncé mercredi qu’il serait ré-ouvert à l’accès des civils.

Dans son discours, Netanyahu a également promis que « le plateau du Golan sera toujours le nôtre » et a indiqué qu’Israël doit continuer à maintenir son contrôle sur la région au vu des effusions de sang syriennes.

« Nous tenons ce territoire sans crainte alors que, de l’autre côté de la frontière, c’est le chaos et la tragédie », aurait-il déclaré selon la Deuxième chaîne.

Israël a capturé le plateau du Golan lors de la guerre des Six Jours de 1967 et a ultérieurement étendu sa souveraineté sur le secteur en 1981, une initiative qui n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

Netanyahu a également répété sa promesse que l’Etat juif ne permettrait pas que le plateau du Golan syrien soit utilisé comme « un nouveau front contre Israël ».

« Nous n’autoriserons pas l’islam radical mené par l’Iran ou l’EI d’ouvrir un front contre Israël depuis le côté syrien de la frontière », aurait-il expliqué, selon la Deuxième chaîne.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article

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