Un outil pour aider à mieux détecter du sang sur une scène de crime
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Un outil pour aider à mieux détecter du sang sur une scène de crime

En utilisant un composé chimique et des nano-particules d'or et d'argent, les chercheurs de l'université Ben-Gurion amplifient l'émission de lumière par des résidus biologiques

Image de la collecte de preuves sur une scène de crime (natasaadzic; iStock by Getty Images)
Image de la collecte de preuves sur une scène de crime (natasaadzic; iStock by Getty Images)

Sur les scènes de crime, les analystes de la police scientifique travaillent avec les enquêteurs pour récolter des preuves et analyser des marqueurs chimiques, biologiques et physiques, comme l’ADN.

Les chercheurs de l’Université Ben Gurion du Negev basée à Beer-Sheva ont déclaré qu’ils ont trouvé un moyen de réaliser un meilleur travail avec un appareil composé de luminol – une substance chimique utilisée par les criminologues pour détecter du sang et des protéines – avec des nanoparticules d’or ou d’agent, qui amplifient l’émission de lumière quand des taches de sang sont détectées.

Le luminol réagit avec des éléments microscopiques de résidus biologiques invisibles à l’oeil nu, qui émettent ensuite de la lumière, révélant leur présence.

Mais le luminol n’est pas un très bon émetteur de lumière, et les chercheurs de l’université Ben-Gurion se sont fixé le but d’améliorer sa capacité à émettre de la lumière.

En mettant le luminol dans une seringue et les particules d’or et d’argent dans une autre, ils ont créé un appareil semblable à un tube qui est approvisionné par des seringues de deux côtés.

Quand des analystes de la police scientifique suspectent qu’il pourrait y avoir du sang à un certain endroit, ils placent un échantillon au bout du tube. Le mélange absorbe la lumière émise du luminol et ensuite la ré-émet, avec une lumière plus forte, ce qui la rend plus facile de voir, a déclaré le Dr. Alina Karabchevsky du département d’électro-optique et d’ingénierie photonique, de l’Ecole d’ingénierie électrique et informatique et l’Institut Ilse Katz pour la science et la technologie à l’échelle nano à l’Université Ben-Gurion, qui a développé la technologie.

L’appareil inventé par Karabchevsky et son équipe augmente non seulement l’intensité chemiluminescence de plusieurs fois, mais prolonge aussi le temps d’éclat du luminol, permettant la détection de plus petits échantillons de sang sur une scène de crime, ont déclaré les chercheurs dans un communiqué.

« Identifier des quantités infimes de sang peut augmenter l’efficacité et la précision d’une enquête criminelle sur une scène de crime, mais il faut des détecteurs plus sensibles que ceux qui sont actuellement disponibles, a déclaré Netta Cohen, le PDG de BGN Technologies, la branche de transfert de technologie de l’université. La méthode développée par des chercheurs de la BGU permettra la mise au point de futurs détecteurs avec une sensibilité améliorée. Nous cherchons actuellement des partenaires pour le développement futur de cette invention prometteuse et brevetée ».

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