Israël en guerre - Jour 287

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Un ouvrage et une BD sur l’histoire de Ginette Kolinka, survivante de la Shoah

Les deux livres ont été publiés à l’occasion du 78e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau

La grande témoin Ginette Kolinka, rescapée des camps de la mort, auprès de lycéens en pays de la Loire au printemps 2018. (Crédit : Capture d'écran Paysdelaloire/YouTube)
La grande témoin Ginette Kolinka, rescapée des camps de la mort, auprès de lycéens en pays de la Loire au printemps 2018. (Crédit : Capture d'écran Paysdelaloire/YouTube)

À l’occasion du 78e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau et de la Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité, le 27 janvier dernier, deux ouvrages ont été publiés concernant Ginette Kolinka.

Un vie heureuse (Grasset) est une autobiographie de cette survivante du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau et inlassable passeuse de la mémoire de la Shoah, écrite avec la journaliste Marion Ruggieri.

Dans ce petit livre de 85 pages, avec quelques photos en noir et blanc, elle raconte sa « vie heureuse » malgré les épreuves. Le récit s’articule autour de la visite de l’appartement parisien, rue Jean-Pierre Timbaud, dans le 11e arrondissement, de celle qui vient de fêter ses 98 ans.

« Toute ma vie, j’ai habité ici, à l’exception de trois années, de 1942 à 1945 », explique Ginette Kolinka à la journaliste.

Cet appartement, c’est sa vie qui défile devant nos yeux. Il y a les portraits de ceux qui ne sont pas revenus de Birkenau : son père, son petit frère, son neveu. Les disques d’or de son fils unique, Richard, batteur du groupe Téléphone. Les photos de ses cinq sœurs, Ginette est la cadette, des petits-enfants, des arrière-petits-enfants. Les dessins des écoliers, à qui elle raconte désormais son histoire, tous les jours, aux quatre coins de la France. Et même les meubles qu’ont laissés les « collabos ».

L’ouvrage nous fait traverser le temps, de l’atelier de confection de son père, à la guerre, puis à son mariage avec un homme adorable et blagueur. On passe aussi par les marchés, qui l’ont sauvée. Et par les camps.

L’histoire de cette survivante est aussi narrée dans une biographie en bande dessinée sortie fin janvier : Ginette Kolinka – Récit d’une rescapée de Auschwitz-Birkenau (éditions Des ronds dans l’O).

Alors que sa jeune autrice Aurore D’Hondt est en terminale au lycée, sa classe reçoit Ginette Kolinka, venue témoigner de son expérience des camps et de son histoire.

Attentifs, les élèves écoutent le récit que Ginette partage avec eux, sur ce qu’elle et sa famille ont subi.

Le choc est rude, et Aurore en ressort avec le souhait de réaliser ce que Ginette leur demande à la fin de sa visite : transmettre à leur tour afin de garder cette partie de l’Histoire dans la mémoire de tous.

Dans l’album, Ginette Kolinka raconte et revit courageusement une partie de sa vie extrêmement douloureuse.

Ce récit, sur 240 pages, commun à des millions d’autres, est destiné à tous. Il apporte un témoignage fort et direct.

Aujourd’hui étudiante en école d’ingénieur, Aurore D’Hondt publie là son premier album.

Ginette Kolinka est née le 4 février 1925 à Paris.

Réfugiée à Avignon après l’arrestation de ses frères en 1941 en région parisienne, elle a été arrêtée avec son père, son petit frère de douze ans et son neveu par la Gestapo le 13 mars 1944 suite à une dénonciation.

La famille passera par les prisons d’Avignon puis des Baumettes, avant d’être internée à Drancy puis déportée par le convoi 71 vers Auschwitz-Birkenau.

Dans le même convoi se trouvaient aussi Simone Veil, Marceline Loridan-Ivens – qui deviendront les amies de Ginette Kolinka – et les douze jeunes victimes de la rafle de la Martellière à Voiron, âgés de 7 à 19 ans.

Après avoir été transférée à Bergen-Belsen, Raguhn et Theresienstadt, la jeune fille, matricule 78599, sera libérée en mai 1945. Elle sera la seule de sa famille à en revenir.

Peu à peu, après avoir longtemps refusé d’évoquer et de transmettre son histoire et son horreur, elle est devenue une figure auprès des lycéens et des collégiens, allant d’écoles en écoles. Elle accompagne ainsi des scolaires à Auschwitz « au moins une fois par mois, d’octobre à mars, depuis plus de vingt ans », explique-t-elle. « Et je reviendrai tant que je pourrai, si on a besoin de moi… »

En 2019, Ginette Kolinka avait déjà publié le livre autobiographique Retour à Birkenau (Grasset). Elle avait peu avant été promue officière de la Légion d’honneur.

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