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Un parti islamiste turc propose de punir les citoyens servant dans Tsahal

La proposition du parti kurde de la Cause libre appelle révoquer la citoyenneté turque des ressortissants israélo-turcs qui ont combattu à Gaza et à confisquer leurs biens

Illustration : Le Parlement turc, à Ankara, le 2 janvier 2020. (Crédit : AP Photo/Burhan Ozbilici)
Illustration : Le Parlement turc, à Ankara, le 2 janvier 2020. (Crédit : AP Photo/Burhan Ozbilici)

Le parti extrémiste islamiste kurde de Turquie a proposé mardi devant le Parlement national un projet de loi qui révoquerait la citoyenneté des ressortissants turcs ayant servi dans l’armée israélienne à Gaza et permettrait la confiscation de leurs biens.

« Nous pensons que les doubles citoyens turco-israéliens qui rejoignent l’armée israélienne et commettent des crimes contre l’humanité devraient être déchus de leur citoyenneté et voir leurs biens confisqués », a déclaré Serkan Ramanli, membre du parti turc de la Cause libre dans un communiqué. « C’est pourquoi nous présentons ce projet de loi. »

« Conformément aux accords internationaux, nous devons lutter activement contre le génocide et les crimes contre l’humanité. Cependant, le ministère de la Justice n’a pris aucune mesure allant dans ce sens jusqu’à présent », a-t-il poursuivi. « Qu’attendons-nous depuis neuf mois ? »

Ramanli a ajouté que les biens confisqués seraient reversés à un « Fonds pour la famille et la jeunesse », un programme d’aide sociale du gouvernement qui vise à aider les familles et soutenir les jeunes à risque.

Le nombre de soldats israéliens que le projet de loi pourrait potentiellement affecter reste indéterminé, car il n’existe aucun chiffre officiel concernant le nombre de ressortissants turcs dans l’armée israélienne.

En janvier, le site d’information Turkish Minute avait rapporté que deux femmes turco-israéliennes avaient fait l’objet d’une enquête de la part des autorités turques après s’être enrôlées dans l’armée israélienne à la suite des massacres du Hamas du 7 octobre.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) et le chef du Hamas Ismail Haniyeh lors de leur rencontre, à Istanbul, le 20 avril 2024. (Crédit : Présidence turque via AP)

L’Afrique du Sud a également proposé des mesures contre ses citoyens ayant servi dans l’armée israélienne, les menaçant d’arrestation s’ils retournaient dans le pays.

Le parti turc de la Cause libre est considéré comme un allié du parti Justice et Développement du président Recep Tayyip Erdogan, ayant soutenu le président lors des deux dernières élections.

Le parti, qui dispose de quatre sièges sur les 600 que compte la Grande Assemblée nationale, est considéré comme l’aile politique du groupe terroriste Hizbullahî Kurdî, qui n’a aucun lien avec le groupe terroriste libanais du même nom bien qu’ils soient tous deux soutenus par l’Iran.

Depuis que la guerre a éclaté entre Israël et le Hamas, Erdogan est l’un des dirigeants mondiaux les plus virulents contre Israël, parmi les pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec Jérusalem.

La Turquie a interrompu tout commerce avec Israël en mai. Le dirigeant turc a également soutenu explicitement le groupe terroriste du Hamas et a comparé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Adolf Hitler.

La Turquie a également arrêté en janvier un footballeur israélien qui jouait dans la ligue turque après qu’il a fait un geste public de solidarité avec les otages détenus par le Hamas. En mai, des employés aéroportuaires turcs avaient refusé de ravitailler un avion israélien qui avait dû effectuer un atterrissage d’urgence à Ankara.

Le footballeur israélien Sagiv Jehezkel fait un signe de solidarité avec les otages détenus à Gaza, alors qu’il célèbre un but du club turc d’Antalyaspor, le 14 janvier 2024. (Crédit : Demiroren News Agency / AFP)

La guerre a éclaté le 7 octobre lorsque les terroristes du Hamas ont attaqué Israël, faisant quelque 1 200 morts, pour la plupart des civils, et en kidnappant 251 autres.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, affirme que plus de 38 000 personnes ont été tuées – ou sont présumées mortes – depuis le début des combats dans la bande de Gaza, bien que le bilan ne puisse pas être vérifié et ne fasse pas de différence entre les civils et les combattants. Israël affirme avoir tué quelque 15 000 combattants au combat et quelque 1 000 terroristes en Israël lors de l’attaque du 7 octobre.

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