Un rabbin de Chine affirme que la fermeture des synagogues a protégé les fidèles
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Un rabbin de Chine affirme que la fermeture des synagogues a protégé les fidèles

Selon l'émissaire Habad à Pékin, le sujet est une question de vie ou de mort ; la loi juive stipule que sauver une vie humaine prime sur les règles et les pratiques religieuses

Le rabbin Shimon Freundlich dans un hôpital de Pékin, en 2018. (Autorisation : Habad Chine via JTA)
Le rabbin Shimon Freundlich dans un hôpital de Pékin, en 2018. (Autorisation : Habad Chine via JTA)

JTA – Un rabbin de Chine ayant exhorté les membres de la communauté Habad du pays à ne pas se rassembler pour le culte a déclaré que cette disposition les avait protégés du coronavirus.

« Dans les 13 maisons Habad de Chine et de Hong Kong, pas un seul membre de la communauté n’a contracté ce virus. Et la raison pour cela est qu’ils ont écouté [les consignes] », a commenté Shimon Freundlich, un émissaire Habad à Pékin, dans une note vocale qu’il a envoyée vendredi, faisant référence aux ordres du gouvernement de ne pas se réunir avec des personnes extérieures à la famille.

Le rabbin a indiqué que son message était une réponse aux nombreuses questions qu’il a reçues sur les conditions dans lesquelles il serait sûr de tenir un minyan, le quorum de 10 hommes juifs requis pour certaines prières dans le judaïsme orthodoxe.

Théoriquement, « si cela est fait d’une certaine manière, peut-être que ce serait possible, mais ce n’est pas pratique », a-t-il dit au sujet du minyan à un moment où le virus a infecté des centaines de milliers de personnes dans des dizaines de pays depuis son apparition en Chine à la fin de l’année dernière.

Selon M. Freundlich, il s’agit du pikuach nefesh, c’est-à-dire d’une situation où le fait de sauver une vie humaine l’emporte sur les règles et les pratiques religieuses.

« Écoutez les poskim[décisions], écoutez les dayanim [juges] et restez chez vous », a-t-il encouragé, utilisant les mots hébreux pour désigner les responsables des règles religieuses et les juges rabbiniques.

« Vous pensez que vous êtes un groiysse chochem [grand sage, en yiddish] que vous connaissez mieux que les médecins », a-t-il demandé, « [que] tous les scientifiques du monde qui vous disent à quel point ce virus se répand dangereusement vite ? ».

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