Rechercher

Un second forum régional serait envisagé en Israël pendant la visite de Biden

Le président américain est attendu fin juin ; la Maison Blanche chercherait à renforcer les liens tissés lors du sommet du Néguev en mars, mais il n'y a pas de projets concrets

Vue de la table ronde d’ouverture du Sommet du Néguev, tandis que le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, prononce le discours d’ouverture en compagnie - de gauche à droite - du Secrétaire d’État américain, Antony Blinken, du ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, du ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita, du ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry et du ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif bin Rashid al-Zayani, le 28 mars 2022, à Sde Boker, en Israël. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)
Vue de la table ronde d’ouverture du Sommet du Néguev, tandis que le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, prononce le discours d’ouverture en compagnie - de gauche à droite - du Secrétaire d’État américain, Antony Blinken, du ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, du ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita, du ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry et du ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif bin Rashid al-Zayani, le 28 mars 2022, à Sde Boker, en Israël. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)

La possibilité d’organiser un forum des dirigeants régionaux durant la visite du président Joe Biden à Jérusalem a été évoquée par les États-Unis et Israël, selon une information publiée mardi par le site d’information Axios.

Une équipe de représentants de l’administration Biden est arrivée en Israël au début de la semaine pour préparer la visite du président, prévue pour la fin juin, a déclaré un responsable au fait de la question au Times of Israel. Il a ajouté que la visite comprendra un arrêt en Cisjordanie pour y rencontrer le dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

L’idée d’un sommet réunissant Biden, le Premier ministre Naftali Bennett et au moins un dirigeant arabe a été évoquée lors de la réunion entre le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata et son homologue américain Jake Sullivan le mois dernier, a indiqué Axios, citant deux sources israéliennes.

La proposition n’en est qu’à ses débuts et on ignore si une telle réunion aura lieu et, si oui, si elle aura lieu en Israël ou dans un autre pays de la région. Le but semblerait être de poursuivre sur la lancée du sommet du Néguev qui s’est tenu fin mars, lorsque les ministres des Affaires étrangères d’Israël, des États-Unis, des Émirats arabes unis, du Bahreïn, du Maroc et de l’Égypte se sont réunis à Sde Boker pour la toute première conférence régionale de ce type.

Selon Axios, la visite de Biden – qui sera sa première au Moyen-Orient en tant que président – ne durera que 24 à 36 heures.

La Maison Blanche a refusé de commenter cette information.

Le Premier ministre Naftali Bennett, à droite, lors de sa rencontre avec le président américain Joe Biden au Bureau ovale, à la Maison Blanche de Washington, le 27 août 2021. (Crédit : GPO)

Fin mars, Israël avait organisé un sommet sans précédent de dirigeants régionaux à Sde Boker, où il avait été annoncé que ce sommet serait la première itération d’un forum régional permanent.

Cette rencontre sans précédent a été largement perçue comme une tentative d’Israël et de ses alliés arabes de créer un front contre leur ennemi régional commun qu’est l’Iran.

Le mois dernier, le Times of Israel avait révélé que l’administration Biden souhaitait voir l’Autorité palestinienne incluse dans les projets de coopération régionale en cours d’élaboration entre Israël et plusieurs de ses voisins arabes. Mais une telle démarche n’a été accueillie favorablement ni par l’AP, ni par les Émirats, ni par le Bahreïn, qui ne sont pas enthousiastes à l’idée de faire un lien entre leurs relations avec Israël et la question palestinienne.

Depuis la tenue du sommet du Néguev fin mars, les alliés arabes d’Israël ont sévèrement critiqué l’État hébreu pour les violences qui ont éclaté sur et autour du mont du Temple ces dernières semaines.

Le mois dernier, les Émirats arabes unis ont convoqué l’envoyé d’Israël pour le réprimander au sujet des affrontements sur le lieu saint, une première depuis la normalisation des relations entre les deux pays il y a un an et demi.

La Jordanie, qui avait refusé de participer au sommet de mars, a également eu des mots durs à l’égard d’Israël le mois dernier, même si Jérusalem et Amman prévoient de se réunir prochainement pour tenter de trouver une solution aux tensions sur le mont du Temple.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, à droite, s’exprime au sommet du Néguev, le 28 mars 2022, à Sde Boker, en compagnie du ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid al-Zayani, à gauche. (Crédit : Jacquelyn Martin/AP)

L’Égypte, dont le ministre des Affaires étrangères avait semblé réticent par moments à prendre part au sommet du Néguev, a accueilli les dirigeants de la Jordanie et des Émirats lors d’un sommet au Caire la semaine dernière pour discuter du mont du Temple et des récents affrontements.

S’exprimant lors du sommet du Néguev en mars, le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait fait l’éloge des liens économiques croissants et des forums diplomatiques qui ont lieu à la suite de la normalisation entre Israël et les États arabes, et avait promis que les États-Unis continueraient à soutenir et à contribuer au développement des accords.

Toutefois, le secrétaire d’État américain a pris soin de souligner que les accords ne remplaçaient pas les progrès réalisés sur le front palestinien, et il a promis d’œuvrer pour que les Palestiniens et les Israéliens bénéficient de « mesures égales » de prospérité, de dignité et de sécurité.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...