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Un terroriste du Hamas meurt dans l’effondrement d’un tunnel à Gaza

L'aile militaire du groupe terroriste explique que le combattant est mort en "martyr" dans les "tunnels de la résistance" ; l'armée se prépare à une possible escalade à Jérusalem

Un tunnel détruit du Jihad islamique palestinien, menant de Gaza à Israël, près du kibboutz israélien de Kissufim (Jack Guez / AFP / POOL)
Un tunnel détruit du Jihad islamique palestinien, menant de Gaza à Israël, près du kibboutz israélien de Kissufim (Jack Guez / AFP / POOL)

Un terroriste du Hamas a été tué, mercredi, lors de l’effondrement d’un tunnel d’attaque, a annoncé le groupe terroriste de Gaza.

Selon le Hamas, Muhammad Ashraf Abed, 24 ans, était originaire de la ville de Rafah, dans le sud de Gaza.

Les brigades Ezzedine al-Qassam, aile militaire de l’organisation, ont déclaré que le jeune homme était mort « en martyr » après « l’effondrement d’un tunnel de la résistance ».

Plusieurs terroristes du Hamas seraient morts, ces derniers mois, alors qu’ils travaillaient dans les tunnels – qui sont essentiellement faits de sable – en raison des fortes pluies qui ont entraîné leur écroulement.

Pendant le conflit d’onze jours qui avait opposé Israël et les groupes terroristes de la bande, au mois de mai dernier, l’armée de l’air israélienne avait effectué de nombreuses frappes contre le réseau souterrain du Hamas qui, selon l’armée, consiste en un système alliant bunkers, tunnels, centres de commandement et dépôts d’armements qui ont été construits sous la surface de l’enclave côtière.

L’armée avait affirmé avoir détruit une grande partie de ce réseau pendant cette brève guerre – une affirmation que le Hamas avait rejeté.

Des Palestiniens prient à côté des corps des membres des brigades Ezzedine Al-Qassam, aile armée du Hamas, morts pendant le bombardement d’un tunnel, lors de leurs funérailles à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 21 mai 2021. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

Au mois de novembre, le major Avichai Adraee, porte-parole arabophone de l’armée, avait mis en garde les résidents de Gaza, leur recommandant avec vivacité de se tenir à l’écart des tunnels en raison des glissements de terrain qui, avait-il ajouté, résultaient de la destruction des souterrains.

« Selon les estimations, la cause de ces écroulements est due au système souterrain du Hamas », avait-il écrit en arabe.

« Ces événements sont le dernier exemple – mais ils ne sont pas le seul – de l’utilisation absurde, par le Hamas, des zones civiles. Il n’est pas possible de prévoir quand la terre tremblera encore sous les pieds des Gazaouis en raison de cet abus flagrant dont la population paie le prix, encore et encore », a-t-il dit.

Au mois de décembre, le ministère de la Défense avant annoncé que les travaux concernant la construction d’une barrière souterraine de 65 kilomètres destinée à contrer la menace des tunnels transfrontaliers de Gaza avaient été terminés.

Un soldat israélien monte la garde lors d’une cérémonie d’inauguration de la barrière récemment achevée au-dessus et au-dessous de la frontière entre Israël et Gaza, le 7 décembre 2021. (AP Photo/Tsafrir Abayov)

Cet effondrement de tunnel survenu mercredi a lieu alors que le Hamas tente d’attiser les tensions à Jérusalem.

Les heurts qui, ces derniers jours, ont opposé Juifs et Palestiniens dans le quartier sensible de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, ont fait naître les craintes d’une escalade des violences. Des tentatives d’expulsion de résidents palestiniens de Sheikh Jarrah, l’année dernière, avaient contribué à l’éclatement du conflit entre Israël et le Hamas, alors que les tensions s’étaient aussi accumulées sur le mont du Temple de Jérusalem.

Itamar Ben Gvir, député israélien d’extrême-droite, a mis de l’huile sur le feu depuis la semaine dernière en venant dans le quartier pour protester contre ce qu’il avait qualifié de « négligence », par la police israélienne, des résidents juifs du secteur, à majorité palestinien, au lendemain de l’incendie d’une habitation juive qui avait été prise pour cible par une bombe artisanale. Ben Gvir avait également contribué à attiser les tensions à Sheikh Jarrah avant la guerre entre l’État juif et les terroristes de la bande, l’année dernière.

Le Hamas a averti Israël que la riposte serait « sévère » si l’État juif devait continuer ses « agressions » à Jérusalem, a dit un porte-parole du groupe terroriste.

« Nous appelons notre peuple à apporter son soutien à la population de Jérusalem en affrontant sans peur l’occupation aux points de friction », a déclaré Mohammad Hamadeh devant les caméras de la chaîne officielle du Hamas, se référant aux endroits où les Palestiniens, en Cisjordanie, se heurtent fréquemment aux soldats israéliens.

Le mois d’avril, cette année, verra une nouvelle fois coïncider la fête juive de Pessah, le mois sacré musulman du Ramadan et la fête chrétienne de Pâques – ce qui entraîne des craintes sur un conflit possible. L’administration Biden a vivement recommandé à Israël de prendre des actions préventives et d’empêcher des éclats similaires de violences.

Pour sa part, la chaîne Kan a fait savoir, mardi, que l’armée se préparait à une possible escalade en Cisjordanie et à Jérusalem en raison des prochaines fêtes et des événements à Sheikh Jarrah.

« Toutes les conditions sont réunies pour que la situation s’enflamme. Il ne manque plus que l’allumette », a commenté un commandant israélien en Cisjordanie.

La Douzième chaîne et la Treizième chaîne ont indiqué que les militaires prévoyaient de déployer un renforcement de troupes vendredi, avant les prières musulmanes, à Jérusalem.

Le Hamas s’est aussi tourné vers l’étranger pour tenter de s’attaquer à des citoyens israéliens.

Mardi, la police nationale des Philippines a annoncé avoir démantelé une cellule du Hamas qui prévoyait de prendre pour cible des Israéliens dans le pays. Un responsable des opérations à l’étranger du groupe était chargé de recruter des locaux pour commettre les attentats.

Le communiqué transmis par la police concernant le démantèlement de cette cellule, qui a été diffusé par les médias philippins, n’a pas précisé s’il y avait eu des arrestations.

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