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Un trafic d’ânes démantelé entre Israël, la bande de Gaza et l’Egypte

400 bêtes étaient destinées à être abattues en Egypte dans les pires conditions ; 200 d’entre elles seront accueillies en France par le refuge La Tanière près de Chartres

Des Palestiniens dans une charrette tirée par un âne dans des zones résidentielles financées par le Qatar à  Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, le 6 juin 2017. (Crédit : AFP/Said Khatib)
Des Palestiniens dans une charrette tirée par un âne dans des zones résidentielles financées par le Qatar à Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, le 6 juin 2017. (Crédit : AFP/Said Khatib)

Un important trafic d’ânes entre Israël, la bande de Gaza et l’Egypte a été démantelé ces derniers mois, a rapporté France Info.

Selon le média français, 400 bêtes devaient voyager d’Israël vers Gaza, pour finir par être abattues en Egypte. Avant ce transfert, Sharon Cohen, qui dirige un refuge pour animaux à Emek Hefer près de Netanya, a reçu l’appel d’un homme de Gaza « très en colère » lui demandant de faire son possible pour stopper la transaction.

« C’était terrible, en Égypte, où il y a des abattoirs, c’est très violent avec des décharges électriques, c’était vraiment l’enfer », a-t-elle expliqué.

La viande devait ainsi être consommée en Egypte et les peaux et les sabots vendus en Chine.

Tentant d’alerter les autorités israéliennes, Sharon Cohen, vétérinaire, passionnée par les ânes et qui a dédié sa vie à la cause animale, n’est pas parvenue à obtenir de l’aide. Elle a alors décidé de s’adresser directement aux grossistes israéliens qui vendaient les ânes, et a racheté les 400 bêtes qui devaient partir sous peu pour Gaza.

Sharon Cohen et l’un de ses ânes, à son refuge près de Netanya. (Crédit : Sharon’s Sanctuary)

Alors qu’elle cherchait des structures d’accueil, Patrick et Francine Violas, directeurs du refuge La Tanière près de Chartres, se sont fait connaître par l’intermédiaire d’une autre association. Après un voyage en Israël, ils ont accepté l’arrivée de 200 ânes chez eux.

Selon Patrick Violas, « il va falloir des avions, sûrement cinq, pour pouvoir faire venir 200 ânes… Il s’agit de beaucoup d’argent, c’est un sauvetage qui va coûter de 250 000 à 300 000 euros ».

Il espère ainsi parvenir à récolter des dons et trouver des familles d’accueil pour ces ânes, qui devraient commencer arriver en France vers fin avril ou début mai. Avec l’équipe de son refuge, il a réalisé une vidéo narrant l’histoire de ces ânes.

Sharon Cohen espère elle pouvoir retrouver le Gazaoui qui lui a téléphoné afin de le remercier. Alors que les contacts entre résidents de Gaza et citoyens israéliens sont interdits et réprimés par le Hamas, l’homme a en effet pris des risques pour que ces ânes puissent être sauvés.

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