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Un tribunal rabbinique autorise un père divorcé à vacciner ses enfants

La décision, qui autorise l'homme à vacciner ses enfants malgré l'opposition de la mère, accuse les anti-vax de "tenter de semer la peur et la terreur"

Illustration -- Un enfant reçoit une dose du vaccin COVID-19 à Jérusalem le 21 décembre 2021 (Olivier Fitoussi/Flash90)
Illustration -- Un enfant reçoit une dose du vaccin COVID-19 à Jérusalem le 21 décembre 2021 (Olivier Fitoussi/Flash90)

Un tribunal rabbinique a décidé qu’un père divorcé pouvait vacciner ses jeunes jumeaux contre le coronavirus malgré les objections de leur mère, a-t-on appris mercredi.

« Il était clair pour moi que je voulais vacciner les enfants – pour leur santé et aussi pour qu’ils ne contaminent pas leur entourage », a déclaré à la Treizième chaîne ce père de jumeaux de six ans.

Guy, dont l’identité complète n’a pas été divulguée, a également déclaré qu’il était difficile pour des enfants aussi jeunes de porter des masques en permanence, ce qui indique que sans vaccination, ils sont plus susceptibles de contracter le coronavirus ou de le transmettre.

« Dès que [les autorités] ont commencé à vacciner, je suis allé voir mon ex-femme pour savoir si nous pouvions les vacciner. Elle a refusé deux fois, alors j’ai saisi le tribunal au motif que c’était pour le bien des enfants », a déclaré Guy.

Le père s’est adressé au tribunal rabbinique de Jérusalem et a demandé si les enfants pouvaient être vaccinés malgré les objections de leur mère.

Les tribunaux rabbiniques en Israël font partie du système judiciaire et traitent des questions de mariage et de garde des enfants pour les Juifs du pays, quel que soit leur niveau d’observance religieuse.

Entrée du tribunal rabbinique de Tel-Aviv (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Le tribunal a donné une réponse détaillée expliquant que c’était pour le bien des enfants qu’ils soient vaccinés.

En outre, dans son jugement, le rabbin Tzvi Ben Yaakov a émis une critique acerbe à l’encontre de ceux qui s’opposent à la vaccination et qui « tentent de semer la peur et la terreur parmi la population ».

On ne sait pas si les jumeaux ont été vaccinés ou si le jugement a fait l’objet d’un appel.

Israël a commencé à vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans en novembre.

En date de mercredi soir, 20,1 % des enfants de cette tranche d’âge avaient reçu au moins une dose du vaccin contre le coronavirus.

Avec le lancement de la campagne de vaccination des enfants, les principaux responsables associés à cette campagne ont fait l’objet de menaces, notamment la Dr Sharon Alroy-Preis, responsable des services de santé publique au ministère de la Santé, qui a bénéficié d’un service de sécurité à plein temps.

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