Un vignoble palestinien près de Ramallah visé par un crime de haine présumé
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Un vignoble palestinien près de Ramallah visé par un crime de haine présumé

100 pieds de vigne coupés à Kafr Milek ; le cultivateur trouve des pierres peintes avec des slogans en hébreu sur place

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Un vignoble palestinien près de Ramallah a été la cible d'un crime de haine présumé le 29 mai 2018. (Iyad Haddad/B'Tselem)
Un vignoble palestinien près de Ramallah a été la cible d'un crime de haine présumé le 29 mai 2018. (Iyad Haddad/B'Tselem)

Une centaine de pieds de vigne ont été détruits dans un village palestinien près de Ramallah mardi matin dans un contexte de crimes de haine agricole en cours entre Israéliens et Palestiniens.

Peints à la bombe sur un rocher adjacent au vignoble de Kafr Milek, les agriculteurs ont découvert l’expression en hébreu « Salutations de la part d’Esh Kodesh », un avant-poste israélien près de l’implantation de Shiloh en Cisjordanie.

La police a déclaré qu’elle était au courant de l’incident et qu’elle se rendait sur les lieux pour ouvrir une enquête.

Les habitants des avant-postes près de Shiloh ainsi que l’implantation de Yitzhar, dans le nord de la Cisjordanie, se sont plaints de la surveillance policière excessive dans leurs localités au cours de la semaine dernière, pointant du doigt les contrôles d’identité à l’entrée de leurs villes, une mesure qui n’avait jamais été pratiquée jusque-là.

Un rocher situé près d’un vignoble palestinien près de Ramallah a été la cible d’un crime de haine le 29 mai 2018, peint à la bombe avec les mots en hébreu « Salutations de la part d’Esh Kodesh ». (Iyad Haddad/B’Tselem)

Un responsable de la sécurité a déclaré au Times of Israel que les services de sécurité sont préoccupés par le fait qu’une attaque « Prix à payer » perpétrée par des résidents d’implantations dans l’une de ces communautés au cours du mois de Ramadan pourrait déclencher un conflit généralisé en Cisjordanie.

Mais Tzvi Succot, un résident de Yitzhar qui dirige le groupe d’extrême droite Otzma Yehudit, a mis en garde contre le fait que la surveillance policière excessive est ce qui pourrait déclencher la violence.

« La prochaine fois que quelqu’un crèvera un pneu ou, ce qu’à Dieu ne plaise, leur lancera une pierre [aux Palestiniens], souvenez-vous du fait que certains ont tout fait pour que cela se produise », a affirmé Succot, accusant apparemment les forces de l’ordre d’une attaque potentielle perpétrée par un extrémiste juif contre les Palestiniens.

L’incident de mardi à Kafr Milek succède à d’autres incidents similaires survenus en Cisjordanie au cours des deux derniers mois.

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