Une boucherie casher vandalisée 4 fois en un mois en Suisse
Les responsables évoquent la "préoccupation" de la communauté juive face à cette vague d'attaques antisémites qui a ciblé une boutique de Bâle

Une boucherie casher de Bâle, en Suisse, a été vandalisée quatre fois en un mois. Les résidents juifs de la ville y voient une campagne d’intimidation antisémite.
Dans l’une de ces attaques, les auteurs non-identifiés ont retiré la lettre J du mois « juif » de la devanture du magasin, ainsi que deux lettres hébraïques du mot casher.
Dimanche, la vitrine de la boutique a été cassée, selon le journal suisse juif Tachles.
Leopold Stefansky, président de la communauté juive de Bâle, a qualifié ces incidents d’ « attaques antisémites », a rapporté le site 20Min.
Erneute Attacke auf jüdische Metzgerei in #Basel. Bereits die vierte Sachbeschädigung innerhalb eines Monats https://t.co/SSx5JzLsbI #Antisemitismus #antisemitism pic.twitter.com/lk0rfRrQix
— Michel Schultheiss (@SchuMichelada) October 21, 2018
Jonathan Kreutner, secrétaire générale de la FSCI, la fédération des juifs suisses, a déclaré à 20Min que les incidents « préoccupent » les membres de la communauté.
Le site d’information a indiqué que la police enquête sur les incidents.
Stefansky a déclaré que la communauté envisage de faire appel à une société de vigiles et d’installer un système de vidéo-surveillance, « mais cela a un coût », a-t-il dit à 20Min.
Lettre de la devanture arrachée, porte et fenêtre brisées: les attaques se multiplient contre un commerce kascher de Bâle. https://t.co/zeA8605mZM
— 20 minutes (@20minutesOnline) October 24, 2018
En 2016, le service de lutte anti-racisme du ministère de l’Intérieur suisse a publié un rapport indiquant que les juifs de Suisse devaient assurer le coût de leur sécurité, même si cela relève normalement du gouvernement.
Après un tollé général, une motion appelant le gouvernement fédéral à financer les frais liés à la sécurité des juifs suisses, estimés à 450 000 dollars par an, a été adoptée par la Chambre haute et la Chambre basse du parlement suisse, et approuvée par le gouvernement au début de l’année.







