Une commission de la Knesset rétablit le terme « massacre » dans le projet de loi commémoratif du 7-Octobre
Les proches des victimes avaient accusé le gouvernement de tenter d’"effacer" l’histoire et de se soustraire à ses responsabilités en supprimant ce mot du texte de la loi
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

La commission de l’Éducation de la Knesset a rétabli l’utilisation du terme « massacre » dans le texte de loi portant sur la création d’une journée nationale annuelle de commémoration du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, plusieurs mois après que ce terme a été supprimé du titre dudit texte à la demande du cabinet du Premier ministre, une décision qui avait provoqué l’indignation des familles endeuillées.
Yosef Taieb, député du Shas et président par intérim de la commission, a déclaré que les parlementaires avaient décidé de rétablir le titre original du projet de loi, « Mémoire et commémoration du massacre et de l’héroïsme de Simhat Torah – 7-Octobre », le gouvernement ayant « pris en compte les réserves » exprimées, et soulignant que « nul ne souhaite blanchir ni modifier le récit des faits ».
Cette décision a été prise après que les proches des victimes ont accusé le gouvernement de tenter d’ »effacer » l’histoire et de se soustraire à ses responsabilités en supprimant, en février, le mot « massacre » du texte de loi.
Malgré ce revirement, de vives divergences persistent quant à la forme que devrait prendre cette commémoration. Les familles endeuillées critiquent en effet la formulation du projet de loi, qui présente comme l’un de ses objectifs le renforcement de la « résilience nationale et de la cohésion sociale ». Elles estiment pour leur part que l’accent doit rester mis sur le souvenir des personnes qui avaient été assassinées et enlevées.
« En quoi le renforcement de la cohésion sociale est-il pertinent dans le cadre de cette loi ? Cette loi concerne le jour du massacre et les jours qui l’entourent », a déclaré Esther Buchshtav, dont le fils Yagev Buchshtav avait été enlevé par le Hamas le 7-Octobre et assassiné en captivité.
Reut Edri, dont le fils Ido Edri, un agent du Shin Bet, avait été assassiné au festival de musique électronique Supernova, a fait le même constat : « Le massacre, l’échec et l’abandon n’ont pas leur place aux côtés de l’héroïsme. Respectez la demande des familles de les dissocier. »
Face aux critiques, Taieb a proposé de supprimer toute référence à la résilience et à la cohésion sociale de l’exposé des motifs du projet de loi, faisant valoir que « si la commémoration et l’héroïsme ne participent pas, à terme, à la résilience nationale, alors ce projet de loi n’a aucun sens ».
Soutenue par plus de 80 des 120 députés, cette proposition de loi prévoit l’instauration d’une journée nationale de commémoration du pogrom du 7-Octobre, le pire de toute l’Histoire d’Israël, le 24 du mois juif de Tishrei.
la Communauté du Times of Israël !







