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Une élue Avoda veut lier les rémunérations des députés au salaire minimum

"Nous ne gagnerons pas un shekel de plus jusqu'à ce que le salaire minimum augmente", a déclaré Naama Lazimi

La députée Naama Lazimi lors d'une conférence de l'ADL (Anti-Defamation League) à Tel Aviv, le 16 novembre 2022. (Crédit :  Tomer Neuberg/Flash90)
La députée Naama Lazimi lors d'une conférence de l'ADL (Anti-Defamation League) à Tel Aviv, le 16 novembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

La députée Avoda, Naama Lazimi, a indiqué mercredi qu’elle soumettrait un texte de loi pour lier les salaires gagnés par les parlementaires au salaire minimum. Objectif : Empêcher une éventuelle augmentation de la rémunération des législateurs à moins que les travailleurs les plus défavorisés bénéficient, eux aussi, d’une augmentation de salaire.

La proposition faite par Lazimi consiste à remplacer le système actuel, un système dans lequel les salaires des ministres et des députés sont liés au salaire moyen sur le marché. Selon la méthode existante, les ministres, les députés et les juges auront droit à une augmentation de 15 % dès le début de l’année 2023, ce qui représente un bond de milliers de shekels mensuels en leur faveur.

Ces hausses surviennent alors que de nombreux Israéliens sont aux prises avec un coût de la vie croissant et que d’importants licenciements sont décidés dans un certain nombre d’industries.

D’un autre côté, le soutien social accordé aux plus défavorisés est lié à l’indice des prix à la consommation et il fera donc l’objet d’une augmentation bien plus modeste d’environ 5 % au mois de janvier, a noté la Douzième chaîne.

Ce qui correspondra à une hausse approximative de 80 shekels par personne et par mois pour les Israéliens qui touchent des allocations.

« Nous ne gagnerons pas un shekel de plus jusqu’à ce que le salaire minimum augmente », a confié Lazimi au site d’information Ynet, évoquant son plan.

« Il n’est pas possible d’accepter une situation dans laquelle plus d’un million de personnes gagnent le salaire minimum et sont dans l’impossibilité d’équilibrer leur revenu mensuel, une situation où les rémunérations des députés et des ministres augmentent », a-t-elle dit.

« C’est un déséquilibre qui doit être corrigé », a dit Lazimi. « Nous sommes élus au service du public et nous ne sommes pas déconnectés de la situation économique difficile des Israéliens ».

Des législateurs lors du plénum de la Knesset à Jérusalem, le 30 juin 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le parti Travailliste et les autres formations issues du gouvernement sortant s’apprêtent à rejoindre l’opposition dans le sillage des élections du 1er novembre qui ont accordé la victoire au bloc de partis de droite, d’extrême-droite et religieux placés sous la houlette du Likud.

Dans la mesure où ce texte est avancé par une future législatrice de l’opposition, il est difficile de dire s’il bénéficiera de suffisamment de soutien pour être présenté devant le Parlement.

La hausse attendue des salaires des fonctionnaires – notamment ceux du président, du Premier ministre, des ministres, des députés et des juges – survient après un gel de leurs rémunérations qui avait commencé pendant la pandémie de COVID-19.

Un gel induit par les confinements entraînés par la lutte contre le coronavirus – une immobilisation générale du pays qui avait entraîné un grand nombre de pertes d’emploi, en majorité chez les Israéliens touchant des bas salaires.

La reprise économique qui a suivi a ramené le salaire moyen à la normale mais il est encore de 13,5 % à 15 % supérieur aux derniers chiffres qui avaient été calculés avant le début du gel.

Les calculs finaux de la prochaine hausse seront basés sur le salaire moyen du mois d’octobre – un chiffre qui ne sera publié qu’au début du mois prochain.

Le Premier ministre Yair Lapid gagne un salaire mensuel de 56 345 shekels mais son remplaçant présumé, Benjamin Netanyahu, le chef du Likud, touchera pour sa part à peu près 64 700 shekels mensuels dès le début de l’année prochaine.

Lapid, qui devrait devenir le chef de l’opposition, touchera dans ce rôle 58 200 shekels – cette fonction était rémunérée 50 673 shekels par mois jusqu’à présent – soit le même salaire que les ministres.

Les vice-ministres et les députés gagneront environ 52 000 shekels. Ils touchaient 45 274 shekels jusqu’à présent.

Un caddie au supermarché Rami Levy à Modiin, le 21 juillet 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

La Commission des Finances de la Knesset peut empêcher les hausses des salaires du président, du Premier ministre ou des ministres, et elle peut également les réduire.

Les salaires des députés sont contrôlés par la Commission intérieure du parlement qui prend ses décisions sur les recommandations d’un groupe de conseil.

C’est Esther Hayut, présidente de la Cour suprême, qui devrait connaître la plus forte hausse de salaire. Ce dernier passera à 104 000 shekels mensuels approximativement à 119 000 shekels environ.

Les rémunérations des juges de la Cour suprême vont aussi augmenter en passant à presque 92 000 shekels mensuels. Les juges, dans les cours de district, toucheront 72 500 shekels mensuels et ceux qui siègent dans les cours des magistrats 58 000 shekels, a noté la Douzième chaîne.

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