Une ex-députée d’Yisrael Beytenu condamnée pour corruption
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Une ex-députée d’Yisrael Beytenu condamnée pour corruption

Faina Kirshenbaum est reconnue coupable de pots-de-vin, de délits fiscaux, de blanchiment d'argent et d'abus de confiance dans une affaire de corruption étendue

L'ancienne députée de Yisrael Beytenu, Faina Kirschenbaum, à la cour de district de Tel Aviv, le 25 mars 2021. (Crédit :  Miriam Alster/Flash90)
L'ancienne députée de Yisrael Beytenu, Faina Kirschenbaum, à la cour de district de Tel Aviv, le 25 mars 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Faina Kirschenbaum, ancienne vice-ministre issue du parti Yisrael Beytenu, a été reconnue coupable, dans la matinée de jeudi, de corruption pour des arrangements conclus avec des instances variées. Elle accordait à ces dernières un financement gouvernemental en échange de pots-de-vin ou autres rétributions.

La cour de district de Tel Aviv a déclaré que Kirschenbaum était reconnue coupable de pots-de-vin, de délits fiscaux, de blanchiment d’argent, de fraude et d’abus de confiance.

La politicienne était l’une des personnalités au centre d’une vaste enquête pour corruption qui avait été ouverte sur le parti Yisrael Beytenu, qui est présidé par l’ancien ministre de la Défense Avigdor Liberman. Lui-même n’a pas été soupçonné dans ce vaste dossier, qui a pris pour cible d’autres officiels du parti.

Autre condamnation liée au dossier, celle de l’ex-directeur-général du ministère de l’Agriculture, Rami Cohen, qui a été reconnu coupable, jeudi, de pots-de-vin et de blanchiment d’argent pour avoir apporté son aide à Kirshenbaum dans des actes dont il s’est montré complice.

Leur peine sera annoncée à une date ultérieure. Ils pourraient passer plusieurs années derrière les barreaux.

L’ancien directeur-général du ministère de l’Agriculture Rami Cohen lors d’une audience à la cour de district de Tel Aviv dans le cadre de l’Affaire 242, un dossier pour corruption élargie qui avait frappé de plein fouet le parti Yisrael Beytenu, le 25 mars 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Kirshenbaum s’est livrée à des faits de corruption de manière « systématique, habile et sophistiquée » pendant six ans auprès de huit sources distinctes et sans lien les unes avec les autres, a estimé le juge Yaron Levy.

Elle « a développé avec talent une variété infinie de moyens et de justifications pour contourner les règles de l’administration et pour utiliser l’argent public comme s’il s’agissait du sien », a-t-il ajouté.

Ancienne directrice-générale de Yisrael Beytenu, Kirschenbaum avait été élue à la Knesset en 2009 et elle avait été vice-ministre de l’Intérieur de 2013 à 2015. Elle avait présenté sa démission peu après avoir été désignée comme suspecte dans l’enquête.

Elle avait été accusée, aux côtés de l’ancien chef du siège du parti, David Godovsky, d’avoir donné d’importantes sommes d’argent à des organisations variées et de manière inappropriée. En échange, ces groupes auraient procédé à des nominations empreintes de népotisme et elles auraient également versé des pots-de-vin ou rétribué sous d’autres formes les hauts-fonctionnaires pour les remercier de leurs faveurs.

Au mois de juillet 2018, la cour de district de Tel Aviv avait condamné Godovsky, reconnu coupable de pots-de-vin, de blanchiment d’argent et de corruption, à sept ans de prison.

L’enquête, qui avait duré trois ans, était devenue publique au mois de décembre 2014 avec l’arrestation de 36 responsables anciens et de l’époque. Jusqu’à présent, ce sont 17 personnes qui ont été condamnées dans un dossier connu sous le nom d’Affaire 242.

Le haut-responsable le plus éminent à avoir été rattrapé par l’enquête avait été l’ancien ministre du Tourisme et député du parti Stas Misezhnikov, qui avait commencé à purger une peine de 15 mois de prison au mois d’octobre 2017 après avoir été reconnu coupable d’avoir tenté de garantir un emploi à sa conjointe, en 2012, en finançant un festival universitaire à Eilat grâce à des fonds publics. Les organisateurs du festival avaient versé à la femme des dizaines de milliers de shekels et le ministère avait financé l’événement à hauteur d’un million de shekels.

Liberman, pour sa part, a été mêlé à l’enquête pour corruption pendant la majorité de son déroulement, n’échappant pas au scandale. Il n’a toutefois jamais été reconnu coupable d’actes répréhensibles.

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