Une guerre entre Washington et l’Iran, une possibilité quasi-nulle – Nasrallah
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Une guerre entre Washington et l’Iran, une possibilité quasi-nulle – Nasrallah

Le chef du Hezbollah a également clamé qu'il n'avait pas besoin des armes iraniennes : "Nous avons tellement de missiles que nous ne savons pas où les mettre"

Hassan Nasrallah, dirigeant du Hezbollah. (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)
Hassan Nasrallah, dirigeant du Hezbollah. (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)

La probabilité d’une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran a baissé de 99 %, a clamé lundi le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah.

Nasrallah a expliqué que les acteurs régionaux se préparaient à une telle éventualité mais qu’elle était devenue bien moins probable.

Il a salué « un changement dans les positionnements de certains pays du Golfe, en plus de la fermeté de l’Iran après le retrait du président américain Donald Trump de l’accord sur le nucléaire signé en 2015 ».

Nasrallah a ajouté que « les observateurs stratégiques en Amérique et en Israël confirment l’échec de la stratégie de Trump… La guerre sur l’Iran est partie, la stratégie de Trump a échoué et l’Iran en ressort avec plus de force ».

Il a clamé que son groupe terroriste était actuellement à l’apogée de sa puissance et il a nié les affirmations américaines et israéliennes selon lesquelles le Hezbollah serait actuellement en train de créer un couloir terrestre à travers lequel trafiquer des missiles iraniens au Liban, via l’Irak et la Syrie.

« C’est une affirmation américaine mensongère. En vérité, nous avons tellement de missiles ici, au Liban, que nous ne savons pas où les mettre », a-t-il dit.

Photo d’illustration : Des membres du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah assistent aux funérailles de Mustafa Badreddine, commandant du Hezbollah tué en Syrie, dans le quartier de Ghobeiry dans le sud de Beyrouth, le 13 mai 2016. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Les tensions se sont élevées au cours de l’année passée suite au retrait américain de l’accord sur le nucléaire, avec la réimposition par Washington de sanctions écrasantes et le retour graduel de Téhéran sur ses engagements pris sous les termes de l’arrangement.

L’effondrement de l’accord sur le nucléaire avait coïncidé avec un été tendu d’attaques mystérieuses lancées contre des pétroliers et des structures pétrolières saoudiennes, des attaques que les Etats-Unis avaient attribué à l’Iran.

La république islamique avait nié ces allégations, même si elle s’est effectivement saisie de pétroliers et qu’elle a abattu un drone de surveillance militaire américain.

Washington a voulu répondre par des frappes militaires à l’abattage du drone mais ces attaques ont été annulées à la dernière minute par Trump, qui a estimé qu’elles étaient susceptibles d’entraîner la mort de centaines de personnes.

Pendant l’été, Nasrallah avait averti qu’Israël serait entraîné dans tout conflit éclatant entre les Etats-Unis et l’Iran et que l’Etat juif pourrait être alors « rayé de la carte ».

Deux Super Hornets F/A-18E s’envolent depuis le pont de l’USS Abraham Lincoln dans la mer méditerranée, lors d’un déplacement dans le Golfe persique, le 25 avril 2019 (Crédit : US Navy/Matt Herbst)

« L’Iran est en capacité de bombarder Israël avec férocité et avec force », a dit Nasrallah lors d’une interview accordée au mois de juillet sur la chaîne du Hezbollah Al-Manar.

« Quand les Américains comprendront que cette guerre pourrait rayer Israël de la carte, ils y réfléchiront à deux fois », avait ajouté Nasrallah.

Nasrallah avait déclaré que son groupe soutenu par l’Iran avait amélioré ses capacités militaires de manière significative depuis la guerre qui, en 2006, a opposé le Hezbollah à Israël.

« Nos armes se sont développées en qualité et en quantité et nous avons des missiles et des drones de précision », avait-il dit alors.

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