Rechercher

Une policière aurait envoyé des lettres d’admiration au terroriste de Kippour

Une policière a été suspendue après avoir envoyé au moins 10 lettres à Stephan Balliet, qui purge une peine de prison à vie pour avoir tué deux personnes à Halle en 2019

Stephan Balliet, accusé d'avoir abattu deux personnes après une tentative d’attentat contre une synagogue à Halle, en Allemagne, lors de son procès le 18 novembre 2020 au tribunal de district de Magdeburg. (Crédit : Ronny Hartmann / AFP)
Stephan Balliet, accusé d'avoir abattu deux personnes après une tentative d’attentat contre une synagogue à Halle, en Allemagne, lors de son procès le 18 novembre 2020 au tribunal de district de Magdeburg. (Crédit : Ronny Hartmann / AFP)

JTA – Une policière aurait écrit des lettres d’admiration au terroriste d’extrême droite qui a tenté d’attaquer une synagogue à Halle, en Allemagne, lors de Yom Kippour en 2019.

La policière, non nommée, une commissaire de police du district de Dessau-Roßlau, a été suspendue en attendant que l’enquête se poursuive, selon l’agence de presse allemande DPA. Le tireur, Stephan Balliet, purge actuellement une peine de prison à vie pour cette attaque, au cours de laquelle il a tué deux personnes à proximité de la synagogue – dans laquelle il n’a pas pu rentrer.

Tamara Zieschang, ministre de l’Intérieur de l’État de Saxe-Anhalt, où se trouve Halle, a déclaré qu’elle fournirait cette semaine à l’assemblée législative de l’État des détails sur les faits. Selon les médias allemands, la policière n’avait aucun lien avec l’arrestation de Balliet et ne l’a pas surveillé ou interrogé, et elle n’a jamais été impliquée dans des enquêtes sur des crimes haineux ou sur la protection d’institutions juives.

Elle aurait écrit des lettres d’adoration pendant plusieurs mois à l’extrémiste, exprimant sa sympathie pour son crime. L’affaire a été révélée après que des collègues ont entendu la commissaire exprimer son admiration pour Balliet, avant de la signaler à leurs supérieurs.

Plus de dix lettres de la commissaire ont été retrouvées dans sa cellule de prison ; elle aurait utilisé un pseudonyme, ce qui explique que les responsables de la prison ne les aient pas remarquées plus tôt. D’autres lettres qu’il a reçues sont en cours d’examen.

Le président de la communauté juive de Halle, Max Privorozki, a déclaré au journal Suddeutsche Zeitung qu’il faisait confiance à la police, « malgré cette affaire insensée ». Il a ajouté que « malheureusement, il semble y avoir de tels fous partout ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...