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Une procureure du Texas démissionne après avoir comparé BLM aux nazis

Kaylynn Williford a déclenché un tollé après avoir publié en ligne : "les nazis ont détruit des statues. Interdit la liberté d'expression [...] Ça vous rappelle quelque chose ?"

Des Américains arpentent la 16e rue après que des bénévoles, avec la permission de la mairie, ont peint "Black Lives Matter" sur la chaussée d'une rue à proximité de la Maison blanche, le 6 juin  2020 à Washington, DC. (Tasos Katopodis/Getty Images/AFP)
Des Américains arpentent la 16e rue après que des bénévoles, avec la permission de la mairie, ont peint "Black Lives Matter" sur la chaussée d'une rue à proximité de la Maison blanche, le 6 juin 2020 à Washington, DC. (Tasos Katopodis/Getty Images/AFP)

JTA – Une procureure de l’État du Texas a démissionné lundi après avoir partagé une publication sur Facebook qui comparait les manifestants contre l’injustice raciale aux nazis.

Kaylynn Williford a quitté ses fonctions quelques jours après avoir partagé le message d’une page Facebook qui critiquait le mouvement Black Lives Matter et fait l’éloge du président américain Donald Trump, a rapporté le New York Times.

Mme Williford a partagé la publication jeudi et a déclaré qu’elle l’avait retiré peu après, lorsque quelqu’un a souligné à quel point il était offensant.

Mauro Beltramini, avocat de la défense en matière pénale à Houston, a enregistré le message dans une capture d’écran et l’a publié sur Facebook. Il a indiqué au New York Times qu’il l’avait découvert vendredi.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10221863568845906&set=a.1794327745494&type=3

La publication montre une image de centaines d’anneaux dans une boîte, probablement retirés d’un camp de la mort nazi. La légende dit la chose suivante : « Alliances qui ont été retirées des victimes de la Shoah avant leur exécution, 1945. Chaque anneau représente une famille détruite. N’oubliez jamais que les nazis ont détruit des statues. Interdit la liberté d’expression. Ils ont rejeté la responsabilité des difficultés économiques sur un groupe de personnes. Institué un contrôle des armes à feu. Ça vous rappelle quelque chose ? ».

Dans un communiqué adressé par e-mail au journal, la procureure a confirmé qu’elle avait partagé la publication, mais qu’elle n’avait pas l’intention de faire une comparaison avec les manifestations de Black Lives Matter.

« Ce que j’ai interprété comme une publication promouvant la tolérance a été pris d’une manière complètement différente », a-t-elle commenté.

Kaylynn Williford était la cheffe du bureau du procureur du comté de Harris, qui abrite la ville de Houston, depuis 1992, rapporte The Hill.

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