Une start-up luttant contre le blanchiment d’argent en ligne lève des fonds
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Une start-up luttant contre le blanchiment d’argent en ligne lève des fonds

Les investisseurs d'EverC comprennent les sociétés de capital-risque israéliennes Red Dot Capital Partners, Viola Ventures, Arbor Ventures et American Express Ventures

Ron Teicher en réunion avec les employés d'EverCompliant. (Crédit : autorisation)
Ron Teicher en réunion avec les employés d'EverCompliant. (Crédit : autorisation)

EverCompliant, une start-up qui glane des renseignements en ligne pour détecter et prévenir le blanchiment d’argent via des transactions en ligne, a annoncé avoir récolté 35 millions de dollars en financement de série B.

La somme aidera la start-up à répondre à la demande croissante des banques, des sociétés de cartes de crédit, des sociétés de traitement des paiements, des facilitateurs de paiement, des marchés en ligne et des organismes chargés de l’application de la loi, a expliqué la société dans un communiqué. L’entreprise a également changé de nom et s’appelle désormais EverC.

Red Dot Capital Partners, une société de capital-risque basée en Israël et spécialisée dans les premières phases de croissance, a mené le jeu. Maor Investments s’est jointe à la ronde, tout comme les investisseurs existants de la société, parmi lesquels Joey Low, Viola Ventures, Arbor Ventures et American Express Ventures.

Alors que le volume des transactions mondiales de commerce électronique était déjà en hausse avant le COVID-19, la pandémie a accéléré le recours aux paiements en ligne, et une augmentation des activités criminelles en ligne a suivi dans son sillage. Les récentes affaires très médiatisées n’ont fait que mettre en évidence ce qui est déjà devenu un niveau sans précédent de blanchiment d’argent en ligne, a déclaré EverC dans un communiqué.

Les chiffres fournis par la start-up montrent que quelque 500 milliards de dollars sont blanchis chaque année par le biais de transactions frauduleuses dans le commerce électronique. En outre, 6 à 10 millions de commerçants en ligne utilisent actuellement les systèmes de paiement en ligne existants pour traiter des transactions à l’insu ou sans le consentement de l’institution financière par laquelle ils passent.

EverC est convaincu que ses capacités de renseignement sur les données contribueront à réduire la criminalité en ligne et à stimuler la croissance du commerce électronique. L’entreprise utilise l’intelligence artificielle pour examiner les portefeuilles de ses clients et identifier les liens avec des criminels potentiels grâce à ses capacités de cyber-intelligence.

« De nombreux types d’activités criminelles graves tentent de se cacher derrière des façades d’apparence légitime qui sont très difficiles à suivre et à démasquer. La technologie numérique a permis aux fraudeurs potentiels de se cacher plus facilement à la vue de tous », a déclaré Ron Teicher, co-fondateur et PDG d’EverC. « Nous pensons que la lumière est le meilleur désinfectant et que la transparence et la visibilité sont essentielles pour faire des affaires à l’ère du numérique. EverC aspire à être une source de confiance pour les organisations qui facilitent les paiements en ligne, en leur fournissant les outils, les données et les informations nécessaires pour gérer les risques et tirer profit des nouvelles opportunités. »

« Le commerce se déplaçant de plus en plus en ligne, la criminalité qui lui est associée s’accroît également. EverC est à la pointe de l’apprentissage machine et de la recherche en IA pour développer une technologie qui s’attaque à un problème d’une ampleur épique, avec un impact direct sur notre bien-être à tous », a indiqué Barak Salomon, associé gérant de Red Dot Capital Partners. M. Salomon rejoint le conseil d’administration d’EverC.

Fondée en 2008 par Ron Teicher, Noam Rabinovich et Raz Abramov, la société a son siège à New York et possède des bureaux à Tel Aviv et à Shanghai.

Les produits d’EverC, MerchantView permettant de détecter le blanchiment d’argent en ligne et MarketView étant destiné à écarter les produits illégaux des places de marché, sont utilisés par les institutions financières et les fournisseurs de services de paiement, y compris les entreprises du Fortune 500 en Amérique du Nord et du Sud, EMEA et Asie-Pacifique, selon le communiqué.

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