Israël en guerre - Jour 150

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Une traductrice a refusé de travailler pour Netanyahu pendant son voyage en Italie

Olga Dalia Padoa dit que ce sont ses enfants qui l'ont convaincue de ne pas coopérer avec "quelqu'un qui promeut des principes fascistes"

La traductrice Olga Dalia Padoa. (Crédit : Facebook. Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
La traductrice Olga Dalia Padoa. (Crédit : Facebook. Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

Une traductrice israélienne indique avoir décliné l’offre de travailler au service du Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant sa visite en Italie, ce week-end.

« Ce n’est pas seulement que je ne partage pas les idées politiques de Netanyahu, mais c’est aussi que son leadership devient très dangereux pour la démocratie au sein de l’État d’Israël », a écrit Olga Dalia Padoa sur Facebook. « De plus, si j’accepte de lui servir de traductrice, mes enfants ne me le pardonneront jamais ».

« Ils sont déterminés : Nous ne coopérerons pas avec quelqu’un qui promeut des principes fascistes et qui supprime les libertés. Non, nous ne le ferons pas. J’ai pris la décision de les écouter », a-t-elle ajouté dans son post.

La visite de Netanyahu à Rome, au cours de laquelle il s’entretiendra avec la Première ministre Giorgia Meloni et d’autres, avait déjà rencontré des difficultés en raison des manifestations dénonçant les réformes du système de la justice israélien qui sont actuellement avancées par le gouvernement.

Ainsi, Netanyahu devait se rendre en hélicoptère depuis Jérusalem jusqu’à l’aéroport Ben Gurion pour prendre son vol pour l’Italie, les manifestants ayant pour projet de bloquer les routes et d’immobiliser les avions au sol.

Les organisateurs du mouvement de protestation contre le plan du gouvernement ont lancé, jeudi, « une journée nationale de la résistance contre les dictatures », notamment en programmant de fermer les routes qui entourent l’aéroport.

Les Israéliens qui vivent en Italie ont aussi prévu de se rassembler contre Netanyahu pendant son déplacement à Rome, selon des informations.

Des manifestants en voiture bloquent l’entrée de l’aéroport Ben Gurion près de Tel Aviv, le 9 mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Netanyahu a reporté à vendredi des rencontres qui étaient prévues jeudi, anticipant les difficultés qu’il pourrait avoir à quitter Israël, a indiqué la Treizième chaîne.

Le voyage avait également rencontré des complications quand la compagnie El Al s’était trouvée dans l’incapacité de trouver des pilotes pour transporter le Premier ministre et sa délégation en Italie. Certains médias ont précisé que ces difficultés pour rassembler un équipage étaient liées aux manifestations publiques contre la refonte judiciaire – une information qui a été démentie par El Al qui a évoqué la pénurie de pilotes qualifiés pour prendre les commandes du modèle d’avion réclamé par le Premier ministre, un Boeing 777 très onéreux à exploiter.

Netanyahu, son épouse et sa délégation voyageront donc dans un Boeing 737 d’El Al, un appareil plus petit, au cours de ce vol de quatre heures.

Mercredi, ce sont des dizaines de personnes qui ont manifesté aux abords des habitations des pilotes qui ont accepté d’emmener le Premier ministre à Rome, les implorant de suivre l’exemple des autres personnels d’équipage qui avaient refusé de le faire en signe de mécontentement.

Les manifestants se sont regroupés autour de la maison, à Tel Aviv, du capitaine et autour de celle du pilote à Ramat Hasharon, dont les adresses avaient été publiées sur les réseaux sociaux. La police est finalement intervenue.

A Ramat Hasharon, les protestataires ont utilisé des hauts-parleurs pour interpeller le pilote, qualifiant Netanyahu de « corrompu » et affirmant que le Premier ministre a l’intention de transformer l’État juif en dictature, selon la Douzième chaîne.

Ce voyage en Italie est l’un des premiers déplacements à l’international de Netanyahu depuis qu’il est redevenu Premier ministre, au mois de décembre.

Un mouvement de protestation massif ne cesse, depuis deux mois, de gagner de l’ampleur au sein de l’État juif depuis que le ministre de la Justice, Yariv Levin, a annoncé le plan du gouvernement visant à restructurer de manière radicale le système de la justice israélien, cherchant à neutraliser ce dernier au profit du pouvoir gouvernemental pour, selon les partisans de ces réformes, « freiner » des tribunaux « trop activistes ».

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