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Une vidéo montre des juifs orthodoxes agressés dans la Vieille Ville de Jérusalem

Le chauffeur d'un bus attaqué par des lanceurs de pierres palestiniens lors d'un autre incident déclare que cela aurait pu se terminer en tragédie

  • Un groupe de juifs ultra-orthodoxes attaqués par une foule alors qu'ils se rendent au Mur occidental dans la vieille ville de Jérusalem, le 17 avril 2022. (Crédit : Capture d'écran)
    Un groupe de juifs ultra-orthodoxes attaqués par une foule alors qu'ils se rendent au Mur occidental dans la vieille ville de Jérusalem, le 17 avril 2022. (Crédit : Capture d'écran)
  • Eliahu Danziger (à droite), qui a été attaqué par des Palestiniens dans la vieille ville de Jérusalem alors qu'il se rendait avec d'autres personnes au Mur occidental, le 17 avril 2022 (Crédit : Capture d'écran/Douzième chaîne)
    Eliahu Danziger (à droite), qui a été attaqué par des Palestiniens dans la vieille ville de Jérusalem alors qu'il se rendait avec d'autres personnes au Mur occidental, le 17 avril 2022 (Crédit : Capture d'écran/Douzième chaîne)
  • L'intérieur d'un bus Egged attaqué par des lanceurs de pierres palestiniens à l'extérieur de la vieille ville de Jérusalem, le 17 avril 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    L'intérieur d'un bus Egged attaqué par des lanceurs de pierres palestiniens à l'extérieur de la vieille ville de Jérusalem, le 17 avril 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Shlomi Fadida, un chauffeur d'Egged dont le bus a été attaqué par des lanceurs de pierres palestiniens à l'extérieur de la vieille ville, le 17 avril 2022 (Crédit : Capture d'écran/Douzième chaîne)
    Shlomi Fadida, un chauffeur d'Egged dont le bus a été attaqué par des lanceurs de pierres palestiniens à l'extérieur de la vieille ville, le 17 avril 2022 (Crédit : Capture d'écran/Douzième chaîne)

Un groupe de juifs ultra-orthodoxes a été attaqué dimanche matin alors qu’ils marchaient dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Les images des caméras de sécurité montrent les trois hommes, enveloppés dans leurs châles de prière (tallit), en route pour la prière au mur Occidental.

Pendant que ceux-ci traversaient l’une des ruelles de la Vieille Ville, un groupe de Palestiniens a surgi et les a violemment attaqués. Ils leur ont lancé de gros objets et leur ont donné des coups de poing et de pied avant de prendre la fuite.

Des témoins oculaires ont déclaré à la Douzième chaîne qu’une vingtaine de personnes étaient impliquées dans l’attaque.

Deux suspects ont été arrêtés par la police israélienne. Aucun des hommes juifs n’a eu besoin de soins médicaux.

« Les Arabes nous sont tombés dessus alors que nous marchions », a déclaré l’une des victimes de l’attaque, Eliahu Danziger. « Ils nous ont donné des coups de poing et nous ont blessés », a-t-il déclaré à la Douzième chaîne.

Eliahu Danziger (à droite), qui a été attaqué par des Palestiniens dans la vieille ville de Jérusalem alors qu’il se rendait avec d’autres personnes au Mur occidental, le 17 avril 2022 (Crédit : Capture d’écran/Douzième chaîne)

L’incident s’est produit alors que de violents affrontements opposaient des émeutiers palestiniens et la police dans toute la Vieille Ville, les forces de sécurité cherchant à permettre aux pèlerins juifs de se rendre sur le mont du Temple.

Tôt dimanche, des lanceurs de pierres palestiniens ont également attaqué au moins 10 bus de la compagnie Egged juste à l’extérieur de la Vieille Ville, en route vers le mur Occidental, brisant des vitres et laissant plusieurs passagers blessés, dont une jeune fille de 13 ans.

Le service de secours du Magen David Adom a déclaré que sept personnes avaient été blessées lors de ces incidents et avaient été emmenées à l’hôpital de la ville Shaare Zedek pour des blessures légères. La police a déclaré que neuf suspects avaient été arrêtés.

Le chauffeur de l’un des bus attaqués a raconté l’incident à la Douzième chaîne.

« Je suis arrivé vers 7h20 au Rockefeller Archaeological Museum, j’ai pris à droite en direction du mur Occidental et je me suis dirigé vers le sud. Un groupe de 20-25 personnes nous attendait dans une embuscade avec des pierres et a commencé à les lancer sur le bus », a déclaré Shlomi Fadida, qui a été légèrement blessé dans l’attaque.

Shlomi Fadida, un chauffeur d’Egged dont le bus a été attaqué par des lanceurs de pierres palestiniens à l’extérieur de la vieille ville, le 17 avril 2022 (Crédit : Capture d’écran/Douzième chaîne)

« Je ne savais pas quoi faire, j’ai dit aux passagers de s’allonger pour ne pas être blessés, et nous avons réussi à nous en sortir et à nous rendre au mur Occidental, où nous attendaient des secouristes et des policiers « , a-t-il déclaré.

Fadida a déclaré que, malgré le danger, il devait continuer à fonctionner, et a demandé à la ministre des Transports Merav Michaeli de prendre des mesures, en disant que les chauffeurs de bus « vont pour ainsi dire à la guerre », et en qualifiant l’incident « d’attaque terroriste « .

« Si l’une de ces pierres avait touché un passager ou moi, j’aurais pu perdre le contrôle du bus. Nous ne serions pas en train de parler en ce moment ! »

Nahum Appleboim, passager du bus de Fadida, a déclaré « qu’il y a eu un boum, boum, boum » suivi « d’un déluge de pierres » qui a frappé le bus alors qu’il s’approchait de la Porte des Lions. « J’ai reçu un énorme coup à l’épaule par une pierre qui a traversé la fenêtre, et je suis tombé par terre. Il y avait du verre partout », a-t-il raconté à la Douzième chaîne.

« Le conducteur a été incroyable », a ajouté Appleboim, s’exprimant après avoir été soigné pour ses blessures. « Il a continué à rouler… Ce n’était pas simple… C’était terrifiant… Je priais juste pour sortir de là ».

Le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, dont le ministère supervise la police, a condamné les affrontements et les jets de pierres, affirmant que la police a pris une position « sévère » face à ces violences.

« La police réagira avec fermeté contre quiconque ose commettre des actes terroristes contre les citoyens israéliens », a-t-il écrit sur Twitter. « Il est important pour nous de continuer à autoriser la liberté de culte, mais nous ne ferons aucun compromis face à la violence et au terrorisme. »

Le commandant de police de Jérusalem a, quant à lui, détourné les critiques adressées aux forces qu’il dirige de ne pas avoir sécurisé la voie menant à la Vieille Ville, ni arrêté la circulation des bus en raison des troubles.

« Je regrette qu’il y ait des blessés, mais nous avons pris la décision de laisser les bus circuler et de permettre à la ligne de continuer à fonctionner normalement », a déclaré le commandant du district de Jérusalem, Doron Turgeman, ajoutant que des officiers étaient sur place en à peine 10 minutes.

« La chose la plus facile à faire pour moi est d’arrêter les bus, mais des milliers de Juifs se rendent au mur Occidental. Nous avons arrêté les suspects et les bus ont continué à circuler ».

Turgeman a également déclaré que de nombreux officiers avaient été envoyés sur les lieux de l’agitation sur le mont du Temple et à proximité et que « les policiers ne peuvent pas être partout, à tout moment. »

De nombreux Juifs se rendent au mur Occidental et dans la Vieille Ville pendant la semaine de Pessah, qui a commencé vendredi soir. Les non-musulmans ne peuvent se rendre sur le mont du Temple qu’à certaines heures et n’ont pas le droit de prier sur le site, considéré comme le site le plus saint du judaïsme et le troisième plus saint de l’islam.

Cette année, Pessah coïncide avec le mois sacré musulman du Ramadan, qui suscite généralement des tensions accrues dans la Vieille Ville. Dimanche, c’était aussi les fêtes de Pâques, et des pèlerins chrétiens étaient attendus dans la Vieille Ville.

La confluence des fêtes de cette année a été appréhendée pendant des mois pour le risque potentiel de déclenchement d’éruption de violence qu’elle représente.

La police a déclaré en fin de journée dimanche que deux suspects originaires de la ville arabe israélienne d’Umm al-Fahm avaient été arrêtés pour avoir jeté des pierres sur un véhicule de police. Les suspects étaient des jeunes hommes âgés de 16 et 18 ans.

Des policiers ont été déployés dans la ville pour « maintenir l’ordre public dans la ville », a indiqué la police.

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