« Unité 8200 » : un roman sur les services secrets israéliens et français
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« Unité 8200 » : un roman sur les services secrets israéliens et français

L’histoire écrite par Dov Alfon tourne autour du meurtre d’un jeune directeur marketing israélien, avant de se transformer en vaste complot international

Journaliste

Dov Alfon, auteur du livre Unité 8200. (Crédit photo : capture d’écran YouTube / Librairie Mollat)
Dov Alfon, auteur du livre Unité 8200. (Crédit photo : capture d’écran YouTube / Librairie Mollat)

Dov Alfon est le correspondant à Paris du quotidien israélien Haaretz. Ce jeudi, son premier roman, Unité 8200, sortira en français aux éditions Liana Levi.

Véritable course-poursuite entre la France et Israël, Unité 8200 est une plongée au cœur des plus importants services de sécurité des deux pays.

L’histoire tourne autour du meurtre de Yaniv Meidan, un jeune directeur marketing israélien, enlevé sans motif apparent par une hôtesse blonde à son arrivée à Roissy. Présent sur place, le colonel Zeev Abadi, officier de l’unité 8200 des services de renseignement israéliens, propose – impose – alors son aide à la police française chargée de l’enquête.

L’homme sera finalement retrouvé mort ; un drone éliminera ses kidnappeurs en plein Paris et un jeune militaire israélien disparaitra lieu aussi mystérieusement. De quoi inquiéter les plus hautes autorités françaises et israéliennes.

La couverture du roman « Unité 8200 » de Dov Alfon. (Crédit : éditions Liana Levi)

Les enquêteurs se retrouveront plongés dans une intense traque et avec une douzaine de cadavres sur les bras. Ils seront témoins d’un vaste complot impliquant mafias, trafic de drogue, services secrets et gouvernements.

Dans une vidéo où il présente son livre, Dov Alfon explique avoir voulu montrer le véritable fonctionnement des services secrets, loin des clichés véhiculés par John le Carré et la série des James Bond.

« Mon livre est plutôt un cross-over entre roman policier et roman d’espionnage », affirme-t-il. « Je trouve que les romans policiers de ces derniers temps sont tellement lugubres, tellement tristes. […] Je suis plutôt du genre à prendre tout cela avec une grande facilité, et donc mon roman contient une certaine dose d’humour. »

L’auteur explique avoir écrit le premier chapitre de son roman encore adolescent, après avoir rejoint l’école hébraïque de Jérusalem. « Je l’ai mis de côté ne sachant pas trop quoi en faire. Et puis je l’ai ressorti après toutes ces années, et le premier chapitre du livre est pratiquement celui que j’avais écrit à l’époque. Cela se voit parce que c’est un peu immature », explique-t-il au Journal du Dimanche.

Dov Alfon a grandi entre Israël et la France. Avant de devenir journaliste et rédacteur en chef d’Haaretz, il a servi – et gravi tous les échelons – en tant qu’officier des services de renseignement israéliens au sein même de l’unité 8200, chargée du renseignement d’origine électromagnétique et du décryptage de codes.

Unité 8200, son premier thriller, a connu un grand succès en Israël, se classant en tête des ventes en 2016 et 2017. Ses droits de traduction ont été vendus dans douze langues. Les droits d’adaptation ont été achetés par Keshet, société de production à laquelle on doit déjà les séries « False Flag » et « Hatufim ».

Unité 8200, de Dov Alfon, traduction de Françoise Bouillot, Editions Liana Levi, 448 pages, 21 euros. Sortie le 11 avril 2019.

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