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USA : L’Université de Columbia maintient la suspension de groupes anti-Israël

Ces groupes d'étudiants, qui peuvent être réintégrés s'ils s'engagent à se conformer au règlement, ont refusé de le faire alors que le second semestre a débuté

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Illustration : Des étudiants anti-Israël à l'Université Columbia, à New York, le 12 octobre 2023. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Illustration : Des étudiants anti-Israël à l'Université Columbia, à New York, le 12 octobre 2023. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

New York Jewish Week, via JTA – Lorsque l’Université de Columbia avait suspendu ses sections Students for Justice in Palestine (SJP) et Jewish Voice for Peace (JVP) en novembre, elle avait indiqué qu’elles pourraient être réintégrées au second semestre si elles montraient « un engagement à se conformer aux politiques de l’université ».

Le nouveau semestre a débuté mardi. Mais les deux groupes pro-palestiniens sont toujours suspendus, selon le New York Jewish Week.

Un responsable de l’université a expliqué que les groupes n’avaient pas encore accepté d’adhérer aux règles de l’établissement qui leur permettraient d’être réintégrés. Il a ajouté que l’administration avait rencontré des représentants des groupes pour discuter des mesures à prendre afin de pouvoir mettre fin à leur suspension.

« Les groupes doivent accepter de se conformer pleinement aux politiques et procédures de longue date de l’université pour retrouver leur reconnaissance », a déclaré le responsable au New York Jewish Week. « Si les groupes acceptent de suivre ces mesures réglementaires et de se conformer pleinement aux règles de l’université qui s’appliquent à tous les groupes d’étudiants, ils pourront être réintégrés. »

« Pour l’instant, ils ne se sont pas encore engagés à le faire et restent [donc] suspendus », a ajouté le fonctionnaire.

Du fait de ces suspensions, les groupes ne peuvent pas recevoir de financement de l’université ni organiser d’événements autorisés sur le campus.

Des personnes rassemblées pour protester contre l’interdiction de Students for Justice in Palestine (SJP) et de Jewish Voice for Peace (JVP), à l’Université de Columbia, à New York, le 20 novembre 2023. (Crédit : Michael M. Santiago/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/Getty Images via AFP)

Les groupes d’étudiants n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. Dans un message publié mercredi sur X, Columbia SJP a accusé l’université de « tenter d’intimider et de harceler les étudiants palestiniens pour ne pas qu’ils s’expriment sur le génocide ».

« Plus vous essayez de nous faire taire, plus nous serons bruyants », a fait savoir Columbia SJP.

Les deux sections ont été suspendues alors que des activités anti-Israël se déroulaient sur le campus et dans les universités du pays, à la suite de l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas contre Israël, le 7 octobre, et de la guerre qui s’en est suivie à Gaza. Leur suspension constitue une mesure de répression importante à l’encontre de deux des groupes d’étudiants pro-palestiniens les plus actifs de Columbia.

L’université avait indiqué avoir suspendu les deux sections au motif qu’elles violaient les règlements de l’université et propageaient « un discours menaçant à des fins d’intimidation ».

Avant la suspension, les deux groupes avaient organisé une série de manifestations et d’autres actions appelant à un cessez-le-feu dans la guerre d’Israël contre le Hamas et accusant Israël de « génocide ». D’autres manifestations avaient eu lieu, notamment un die-in devant la bibliothèque Low de la faculté et une demande visant à ce que Columbia mette fin à son programme de double diplôme avec l’Université de Tel Aviv.

Le SJP avait également organisé un sit-in de neuf heures devant la Columbia School of Social Work, en violation du règlement de cette institution.

Gerald Rosberg, vice-président exécutif principal de Columbia et président de la commission sur la sécurité sur le campus, avait indiqué en novembre que la décision de suspendre les groupes avait été prise après que les deux sections eurent violé à maintes reprises les règlements de l’université relatifs à l’organisation d’événements sur le campus.

La décision finale avait été prise après que les groupes eurent organisé un rassemblement « comprenant une rhétorique menaçante et des actes d’intimidation et ce malgré les avertissements », avait alors expliqué Rosberg dans un communiqué.

Une manifestation « All out for Gaza » à l’Université Columbia, à New York, le 15 novembre 2023. (Crédit : Bryan R. Smith/AFP)

« Vous pouvez dissoudre nos organisations, mais ne pouvez pas empêcher nos cœurs de battre pour la liberté, l’humanité et la libération de la Palestine », avaient alors réagi les deux groupes.

Mercredi, une porte-parole de Columbia, Samantha Slater, a déclaré au New York Jewish Week que l’administration espérait « faire en sorte que les groupes qui ne respectent pas les règles puissent à l’avenir retravailler avec leurs conseillers officiels et se conformer à la politique de l’université afin d’assurer la sécurité de tous sur le campus ».

Columbia a été au cœur de la controverse dans les semaines qui ont suivi le 7 octobre, lors des manifestations pour et contre Israël et de l’agression signalée d’un étudiant israélien. Mais le campus retient moins l’attention depuis que les présidentes de trois autres universités d’élite – Harvard, Pennsylvanie et Massachusetts Institute of Technology – ont témoigné devant le Congrès début décembre, ce qui avait suscité l’ire de la communauté juive et d’autres critiques. Ces présidentes d’université ont déclaré aux législateurs que l’appel au génocide des Juifs n’était pas nécessairement contraire à la politique de l’université, provoquant une tempête de controverses qui ont conduit à la démission des présidentes de Penn et de Harvard.

La présidente de Columbia, Minouche Shafik, avait été invitée à se présenter devant le Congrès lors de la même audition, mais elle avait décliné l’invitation, invoquant un empêchement sur son emploi du temps. Ce jour-là, Shafik participait à une conférence des Nations unies sur le dérèglement climatique à Dubaï.

L’organisation nationale du SPJ s’est officiellement réjouie des massacres sanglants du Hamas du 7 octobre, lorsque 3 000 terroristes ont pris d’assaut la barrière de sécurité avant de se déchainer sur le sud d’Israël, massacrant 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et prenant plus de 240 otages.

En outre, le SPJ a été interdit dans les universités publiques de Floride ainsi qu’à l’Université Brandeis. Il semble que ce soit la première fois qu’une université suspende l’organisation juive anti-sioniste JVP.

L’Université Rutgers, dans le New Jersey, a quant à elle rétabli sa section SJP et l’a mise à l’épreuve pendant un an, selon le Bergen Record.

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