Vaccin : Des anticorps contre la COVID présents chez 87 % des malades du cancer
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Vaccin : Des anticorps contre la COVID présents chez 87 % des malades du cancer

Une recherche "rassurante" menée sur des malades ayant terminé leur parcours vaccinal est de bon augure pour les immunodéprimés qui recevront un rappel, selon les médecins

Un agent de santé prépare une vaccination contre leCOVID-19 dans un centre de vaccination de la municipalité de Tel Aviv et du Magen David Adom, à Tel Aviv, le 4 juillet 2021. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Un agent de santé prépare une vaccination contre leCOVID-19 dans un centre de vaccination de la municipalité de Tel Aviv et du Magen David Adom, à Tel Aviv, le 4 juillet 2021. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Les personnes atteintes de cancer ont généré des anticorps suite à la double injection de vaccin contre la COVID-19 et le niveau de ces mêmes anticorps se maintient, ont découvert des chercheurs israélien.

Une étude revue par des pairs, qui a été menée par des médecins de l’hôpital Rabin de Petah Tikva, a permis d’établir qu’environ 87 % des Israéliens malades du cancer montraient de forts niveaux d’anticorps, quatre mois après la vaccination.

C’est un taux plus bas que chez les personnes dont le système immunitaire fonctionne pleinement – dans ce cas, 100 % présentent de bons niveaux d’anticorps. Toutefois, cela permet d’affirmer qu’il y a une bonne réponse aux vaccins de la part des malades du cancer, selon l’étude.

« C’est rassurant dans le sens où même chez les personnes qui suivent un traitement contre le cancer qui réduit l’activité du système immunitaire, il y a encore une bonne réponse immunitaire qui produit des anticorps », a commenté le professeur Salomon Stemmer, de l’Institut d’oncologie de l’hôpital, qui est également le principal auteur de cette étude, auprès du Times of Israel.

Depuis que l’étude est terminée, de nombreux Israéliens – et certains bien plus de quatre mois après leur vaccination – ont vu leur niveau d’anticorps baisser, ce qui est considéré comme le signe d’une immunité compromise. En réponse à cela et à la menace posée par le variant Delta, le gouvernement a d’abord proposé des injections de rappel aux Israéliens immunodéprimés avant de les déployer pour tous les citoyens âgés de 60 ans et plus, et désormais à ceux de 50 ans et plus.

Malgré ce changement de situation, l’étude donne encore des raisons d’espérer, déclarent ses auteurs. Ils suggèrent que le fait que les malades du cancer aient bien répondu aux deux doses indique que les bénéfices de l’injection de rappel seront également bien réels.

« Cette étude montre que les malades du cancer développent des anticorps bien après la première et la deuxième injection, et qu’ils en développeront probablement aussi après la troisième dose », note Stemmer.

Une femme durant une chimiothérapie. (Crédit : nd3000 via iStock by Getty Images)

L’étude, qui a été publiée dans le journal JAMA Oncology, s’est basée sur des données portant sur 95 malades du cancer et sur 66 personnes en bonne santé – ces deux catégories ayant toutes les deux reçu le vaccin Pfizer.

Les résultats seraient porteurs d’espoir pour la société en général, ainsi que pour les patients atteints d’un cancer, la réduction des infections dans cette population précise diminuant, selon les spécialistes, le risque de voir apparaître de nouveaux variants. Ces nouveaux variants sont plus susceptibles d’apparaître chez les personnes immunodéprimées dont le système immunitaire a du mal à lutter contre le coronavirus.

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