Virus en Italie : un triste record de 793 morts en 24 heures
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Virus en Italie : un triste record de 793 morts en 24 heures

Le bilan est de 4 825 personnes tuées par la pandémie de coronavirus dans la péninsule en un mois

Des membres du personnel médical vêtus d'un uniforme de protection sauvent un sans-abri à Ostie, dans la banlieue de Rome, le 21 mars 2020(Crédit : Alberto PIZZOLI / AFP)
Des membres du personnel médical vêtus d'un uniforme de protection sauvent un sans-abri à Ostie, dans la banlieue de Rome, le 21 mars 2020(Crédit : Alberto PIZZOLI / AFP)

L’Italie a enregistré samedi un nouveau record de décès en 24 heures, avec 793 morts, ce qui porte le bilan à 4 825 personnes tuées par la pandémie de coronavirus dans la péninsule en un mois, selon les chiffres de la protection civile.

Les autorités italiennes ont annoncé 6 557 nouveaux cas positifs, un autre record inquiétant. La région de Milan, la Lombardie (nord), où les services de santé sont débordés, a enregistré la grande majorité des décès (546) et la moitié des nouveaux cas.

L’Iran avec 1 556 morts est l’un des trois pays les plus touchés par le nouveau coronavirus avec l’Italie et la Chine. Contrairement à ces deux pays, il a refusé d’imposer des mesures de confinement ou de quarantaine. Les chiffres communiqués par le porte-parole du ministère de la Santé iranien, Kianouche Jahanpour font apparaître un taux de mortalité d’environ 7,5 % parmi les patients et un taux de guérison de l’ordre de 37 %.

Par ailleurs, le coronavirus a rendu la vie encore plus dure et la ville « encore plus effrayante » : face aux dangers de l’épidémie et dans une cité qui tourne désormais au ralenti, les sans-abri de Rome sont particulièrement démunis.

Installés sur des bancs, le long de la Via Pretoriana, derrière la gare de Termini, plusieurs SDF discutent et jouent aux cartes avant une distribution de nourriture organisée par la Protection Civile.

Certains ont un masque sur le visage, d’autres regrettent qu’on ne leur en ait pas distribué ou qu’il soit désormais presque impossible d’en trouver en ville.

Surtout, ils confirment que leurs conditions de vie se sont durcies en même temps que les mesures prises pour lutter contre le virus vidaient les rues.

« C’est très difficile parce que je peux normalement trouver du travail un jour de semaine, mais tout est fermé. J’ai donc été sans travail ces trois dernières semaines », explique Emilio, un sans-abri originaire du Venezuela.

« Pour la nourriture, c’est un problème. Pour prendre une douche aussi. Tout est un problème parce qu’ici à Rome, on peut trouver de la nourriture et on peut trouver un endroit pour prendre une douche et tout, mais tout est fermé en ce moment », ajoute-t-il.

Dans une ville dont les habitants ne sortent plus que très brièvement, pour de rapides courses, la vie des sans-abri s’est en effet compliquée, confirme Lucia Lucchini, un membre de la Communauté de Sant’Egidio, une association catholique qui tente de venir en aide à ces personnes.

« La ville est vide et ils n’ont aucun autre moyen d’obtenir de l’aide. Donc la situation a sûrement empiré », dit-elle.

Les mercredis, vendredis et samedis soir, l’association organise une soupe populaire où, en plus d’un repas chaud, les volontaires distribuent aux sans-abri des masques fabriqués par des tailleurs membres de la communauté et leur donnent des conseils de prudence face à la maladie.

« Les gens qui viennent ici pour manger ont peur et ils ont besoin de mieux comprendre ce qui se passe. Et donc pendant qu’ils mangent, nous utilisons ce temps pour leur expliquer les distances qu’ils doivent respecter et leur donner toutes les indications de base pour qu’ils se protègent », explique Lucia Lucchini.

« Mentionnons également le fait qu’une ville aussi vide, pour ceux qui n’ont nulle part où dormir et vivre, c’est effrayant, c’est encore plus effrayant », ajoute-t-elle.

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