Virus/Zones à forte infection: Plus de 600 000 élèves restent chez eux
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Virus/Zones à forte infection: Plus de 600 000 élèves restent chez eux

Le syndicat des enseignants demande aux parents de ne pas emmener leurs enfants à l'école ; forte hausse du nombre de cas dans certaines yeshivot, selon le ministère de la Santé

Des étudiants israéliens à Ashdod, le 29 novembre 2020. (Crédit : Flash90)
Des étudiants israéliens à Ashdod, le 29 novembre 2020. (Crédit : Flash90)

Le ministère de la Santé a rapporté dimanche matin que le nombre de cas de coronavirus actifs dans le pays dépassait le seuil des 50 000, alors que plus de 600 000 étudiants dans les zones à forte infection s’apprêtaient à rester chez eux et à reprendre les études à distance.

Selon le plan gouvernemental dit des « feux de signalisation », 600 000 élèves de la 5e à la Terminale dans les zones désignées en rouge ou en orange cesseront d’étudier en présentiel.

Il est prévu que le ministre de l’Éducation, Yoav Gallant, demande aux ministres d’exempter de confinement les élèves de la 11e et la 12e année afin qu’ils puissent continuer à assister aux cours avant leurs examens, a rapporté Kan.

Le syndicat des enseignants a appelé dimanche les parents à garder les enfants chez eux si possible, affirmant que « le ministre de l’Éducation oubliait la sécurité de 200 000 professionnels enseignants et de leurs familles ». Il y a eu une demande croissante ces dernières semaines pour que les enseignants et le personnel des garderies soient prioritaires dans les vaccinations, alors que les écoles sont restées ouvertes malgré l’augmentation constante du nombre d’infections.

Des Israéliens attendent de recevoir le vaccin contre la COVID-19 dans un centre de vaccination géré par la municipalité de Tel Aviv, au centre médical Sourasky (Ichilov), sur la place Rabin à Tel Aviv, le 31 décembre 2020. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Le site d’information Ynet a rapporté que de graves flambées des infections avaient été observées dans un certain nombre de yeshivot, deux semaines après les vacances de Hanoukka et la reprise.

Selon le journal, un document interne du ministère de la Santé a révélé que des patients de plusieurs yeshivot et d’internats diagnostiqués positifs n’étaient pas séparés du reste des élèves, ce qui entraînait des clusters.

L’article indique que même les établissements qui avaient auparavant un bon bilan en matière de respect de la réglementation et qui divisaient les étudiants en groupes plus petits et fixes connaissaient une hausse du nombre de cas.

Dimanche matin, le ministère de la Santé a déclaré que 3 977 nouveaux cas de coronavirus avaient été confirmés la veille – le nombre de cas a tendance à baisser le week-end lorsque le nombre de test est inférieur.

Avec 224 cas enregistrés depuis minuit, le nombre d’infections en Israël depuis le début de la pandémie est passé à 435 866.

Le bilan des morts s’élève à 3 392.

Un employé de l’hôpital Ichilov à Tel Aviv, le 1er janvier 2021. (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Il y a 50 299 cas actifs, dont 729 personnes dans un état grave, et 179 sous respirateur. 211 autres patients se trouvent dans un état modéré et les autres présentent des symptômes légers ou inexistants.

Sur les 74 901 tests effectués samedi, 5,3 % sont revenus positifs.

Pendant ce temps, le ministre de la Santé Yuli Edelstein a déclaré dimanche que 1 090 000 Israéliens avaient déjà reçu la première dose du vaccin contre le coronavirus – soit environ 11 % de la population –, faisant du pays – et de loin – le leader mondial dans le classement du nombre de vaccinations rapporté au nombre d’habitants.

Cependant, alors même que le programme de vaccination israélien avance à tout-va, la Douzième chaine a rapporté que les prestataires de soins de santé israéliens s’apprêtaient à informer des milliers d’Israéliens que leurs rendez-vous pour recevoir la première dose du vaccin contre le coronavirus étaient décalés, face aux craintes d’une pénurie à venir et de la volonté de donner la priorité à une deuxième dose à ceux qui ont déjà reçu la première injection.

Une Bédouine reçoit le vaccin Pfizer dans un centre médical du conseil local bédouin de Segev Shalom près de la ville de Beer Sheva, dans le sud d’Israël, le 30 décembre 2020. (Crédit : AP Photo / Tsafrir Abayov)

La campagne de vaccination massive a jusqu’à présent principalement concerné les travailleurs de la santé, les personnes âgées de plus de 60 ans et les groupes à risque, mais les doses s’épuisent et les autorités ont prévu un ralentissement des inoculations de la première dose pour éviter de faire face à une pénurie des secondes doses.

Les responsables ont déclaré que les secondes doses ne manqueraient pas pour ceux qui ont reçu la première injection. Dimanche, Sharon Elroy-Preis, directrice par intérim de la division des services de santé publique du ministère, a déclaré à la radio militaire qu’il n’y avait pas de projet immédiat de retarder l’administration de la deuxième dose.

« Nous continuerons selon ce qui a été scientifiquement prouvé et approuvé. C’est un schéma qui pourrait se produire au Royaume-Uni face à la catastrophe et alors qu’une gestion des risques est nécessaire, mais nous n’en sommes pas là », a déclaré Elroy-Pais.

La Grande-Bretagne prévoit d’injecter la deuxième dose contre le coronavirus dans les 12 semaines suivant le premier vaccin plutôt que dans les 21 jours, afin d’accélérer le plus rapidement possible la vaccination du plus grand nombre de personnes. Cette pratique a suscité des critiques d’experts du monde entier.

Pendant ce temps, il a été rapporté qu’Israël faisait pression sur les sociétés pharmaceutiques Pfizer et Moderna, qui fabriquent les vaccins, afin d’accélérer les livraisons vers Israël. La Douzième chaîne a déclaré que Netanyahu avait de nouveau échangé ce week-end avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla – il se serait agi du 13e appel entre eux –, mais qu’aucune avancée n’avait encore été annoncée dans l’accélération des expéditions.

Mais, alors que le nombre de cas augmente, le Premier ministre Benjamin Netanyahu va tenir cette semaine des consultations sur l’idée d’un renforcement du confinement national, a déclaré samedi son bureau.

Les pourparlers se concentreront sur la mise en place d’un « confinement renforcé mais court qui permettra une réouverture rapide de l’économie », selon le communiqué du cabinet du Premier ministre.

Des gens font leurs courses au marché de Ramle, le 1er janvier 2021. (Yossi Aloni / Flash90)

Le ministère de la Santé prévoirait d’exiger la fermeture complète des écoles, qui fonctionnent actuellement normalement dans de nombreuses zones, et de nouvelles limitations concernant les entreprises. Edelstein a affirmé samedi que de telles mesures étaient nécessaires pour une période de deux semaines. Mais il n’était pas clair si les ministres soutiendraient ou non cette initiative, Kakhol lavan signalant qu’il était peu probable que de nouvelles restrictions soient utiles.

Les règles de confinement actuelles interdisent aux Israéliens d’entrer dans le domicile d’une autre personne ; limitent les déplacements à un kilomètre de chez soi, avec des exceptions, comme notamment la vaccination ; ont provoqué la fermeture des commerces (sauf pour l’essentiel), des activités de loisir et de divertissement ; limitent les transports publics à 50 % de leur capacité ; et limitent le fonctionnement des lieux de travail qui ne traitent pas avec les clients en face à face à 50 % de leur capacité.

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