Visite surprise du chef d’état-major américain en Israël
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Visite surprise du chef d’état-major américain en Israël

Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a effectué vendredi une visite surprise en Israël pour y discuter de "l'Iran et des défis sécuritaires régionaux"

Le chef d'état-major des armées américaines Mark Milley, et le chef d'état-major israélien Aviv Kohavi lors d'une cérémonie dans les quartiers généraux de l'armée, à Tel Aviv, le 24 novembre, 2019. (Crédit : IDF)
Le chef d'état-major des armées américaines Mark Milley, et le chef d'état-major israélien Aviv Kohavi lors d'une cérémonie dans les quartiers généraux de l'armée, à Tel Aviv, le 24 novembre, 2019. (Crédit : IDF)

Le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, a effectué vendredi une visite surprise en Israël pour y discuter de « l’Iran et des défis sécuritaires régionaux », a annoncé l’armée israélienne.

Cette visite survient alors que l’armée a renforcé sa présence à la frontière nord et frappé, en soirée, des cibles militaires dans le sud syrien en représailles à des tirs de « munitions » depuis la Syrie plus tôt dans la journée.

Le général Mark Milley s’est entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Benny Gantz et le chef de l’armée Aviv Kohavi.

Dans la soirée, « des hélicoptères de combat ont frappé des cibles militaires dans le sud de la Syrie, appartenant aux forces armées syriennes (SAF). Un certain nombre de cibles ont été touchées, y compris des postes d’observation des SAF et des systèmes de renseignement installés dans des bases des SAF », a précisé un communiqué de l’armée israélienne.

Ces frappes étaient une réponse à des « tirs de (….) munitions depuis la Syrie » vers le plateau du Golan.

Capture d’écran d’une vidéo qui montrerait un hélicoptère israélien attaquant un véhicule dans le Golan syrien, le 2 mars 2020. (Capture d’écran : Twitter)

Selon l’agence d’Etat syrienne SANA, des « missiles » israéliens ont frappé trois cibles, faisant deux « blessés légers » et provoquant des feux de forêt.

Plus tôt vendredi, l’armée israélienne avait fait état d’explosions côté syrien de la barrière de sécurité sur le plateau du Golan, qui avaient endommagé un véhicule et un bâtiment civil côté israélien.

Mais elle avait alors précisé qu’il n’était pas possible d’établir dans l’immédiat s’il s’agissait d’une tentative d’attaque contre des positions israéliennes depuis la Syrie.

L’armée israélienne avait annoncé un renforcement mardi de sa présence à la frontière nord. La veille, cinq combattants pro-Iran avaient été tués dans des frappes israéliennes au sud de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), et le mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah, allié du régime syrien, a annoncé mardi soir la mort d’un de ses combattants dans ces raids.

Selon les médias israéliens, il s’agissait de se préparer à une possible riposte du Hezbollah.

Des combattants du Hezbollah sont au garde-à-vous lors d’une manifestation pour célébrer le Jour de Jérusalem ou le Jour d’Al-Qods, dans la banlieue sud de Beyrouth au Liban, le 31 air 2019. (AP Photo/Hassan Ammar)

L’armée a annoncé vendredi que de nouveaux renforts y avaient été envoyés, précisant avoir « élevé son niveau de préparation contre diverses actions ennemies potentielles ».

L’armée israélienne « tient responsable le gouvernement libanais pour toutes les actions émanant du Liban », poursuit le communiqué.

Benny Gantz a estimé que la visite du général Milley soulignait les liens étroits en matière sécuritaire entre Washington et l’Etat hébreu, et prévenu, dans un communiqué, qu’Israël était « prêt à tout scénario et toute menace ».

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