Washington veut mieux surveiller les financements étrangers des universités américaines
Selon des données du ministère de l'Education, les dons ou contrats de l'étranger à destination des universités américaines ont atteint quelque 5,2 milliards de dollars en 2025
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Les Etats-Unis ont indiqué lundi vouloir mieux surveiller les financements étrangers des universités américaines, officiellement par souci de transparence, alors que par exemple le Qatar a fourni plus de 1,1 milliard de dollars en 2025.
« Il s’agit de (…) mieux comprendre quels cadeaux et contrats provenant d’entités étrangères » bénéficient aux universités, a déclaré à des journalistes Nicholas Kent, sous-secrétaire à l’Education, en annonçant un partenariat avec le département d’Etat à ce sujet.
« Notre préoccupation est simplement de garantir la transparence envers le peuple américain, afin que les citoyens puissent se demander ce que cet argent leur apporte. Quelle influence ou menace étrangères ces fonds peuvent-ils entraîner? », a-t-il dit.
Selon des données du ministère de l’Education, les dons ou contrats de l’étranger à destination des universités américaines ont atteint quelque 5,2 milliards de dollars en 2025.
Le Qatar a été le principal donateur avec plus de 1,1 milliard, suivi par le Royaume-Uni (plus de 633 millions) et la Chine (plus de 528 millions), selon ces données officielles.
Les contributions incluent celles de gouvernements, d’entreprises ou d’individus.
Les principaux établissements bénéficiaires ont été l’université Carnegie Mellon, le Massachusetts Institute of Technology, Stanford et Harvard.
En vertu de la loi américaine, les institutions sont tenues de déclarer les dons ou contrats provenant d’entités étrangères d’une valeur supérieure à 250 000 dollars sur une année calendaire.
Mais nombre d’universités sous-évaluent ou sous-déclarent ces dons qui pourront à présent être répertoriés sur un portail dédié, ont indiqué lundi des responsables.
Ils n’ont pas cité d’exemple mais évoqué une université américaine de renom ayant promis des postes à un pays donateur en récompense de son don.
Des élus républicains dénoncent depuis longtemps la sous-déclaration comme un problème de sécurité nationale, réclamant davantage de transparence.
« Des régimes étrangers, tels que le Parti communiste chinois, ont étendu leur influence en offrant aux établissements universitaires américains des opportunités de financement lucratives », a dénoncé l’élu républicain Michael Baumgartner.
Depuis son retour à la présidence, Donald Trump a pris en grippe de prestigieuses universités, les accusant, comme Columbia et Harvard, d’avoir laissé prospérer « l’antisémitisme » sur leurs campus pendant la mobilisation étudiante contre la guerre à Gaza menée par Israël ou de promouvoir une idéologie dite « woke », très sensible à toutes les formes de discriminations.
L’administration Trump a utilisé le retrait de subventions fédérales comme moyen de pression sur ces grandes universités, critiquant leurs programmes ou leurs orientations dans le domaine de la recherche.
la Communauté du Times of Israël !








