Yaalon condamne Abbas pour ses « diffamations sanglantes et malveillantes »
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Yaalon condamne Abbas pour ses « diffamations sanglantes et malveillantes »

Le président de l'AP avait cité l'ancien ministre de la Défense devant le Parlement européen, à Bruxelles, pour illustrer le "fascisme" d'Israël

Moshe Yaalon à la Conférence d'Herzliya, le 16 juin 2016 (Autorisation Jeremy Ruden)
Moshe Yaalon à la Conférence d'Herzliya, le 16 juin 2016 (Autorisation Jeremy Ruden)

L’ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon a condamné le président Mahmoud Abbas qui l’a cité lors de son discours devant le Parlement européen pour prouver qu’Israël plonge dans le « fascisme ».

Yaalon, qui a été évincé du ministère lors de l’accord de coalition de Netanyahu avec Avigdor Liberman, a quitté son poste en avertissant que « des forces extrémistes et dangereuses ont pris les rênes d’Israël et du mouvement du Likud et elles déstabilisent nos foyers et menacent de blesser ses habitants ».

Abbas, à Bruxelles ce jeudi, a mis en avant la déclaration de Yaalon en même temps que les critiques récentes émises par l’ancien ministre de la Défense Ehud Barak et par le dirigeant de l’Union sioniste Isaac Herzog comme étant des preuves de la spirale vertigineuse dans laquelle se trouve Israël. Il a également mentionné – comme si c’était réel – un hoax (canular) d’internet à propos de rabbins qui encourageraient l’empoisonnement des sources d’eau palestiniennes.

« Non seulement Abu Mazen [Abbas] ment de façon éhontée comme à l’accoutumée, et continue sa diffamation sanglante contre l’Etat d’Israël, mais il profite également du réel, sain, et démocratique débat qui existe dans la société israélienne (et qui n’existe pas dans la sienne), et met des mots que je n’ai pas prononcés dans ma bouche », a répondu Yaalon.

Les commentaires d’Abbas sont « une preuve de plus qu’il n’a jamais eu l’intention de parvenir à un accord (de paix) qui inclurait notre droit à exister en tant qu’Etat-nation pour le Peuple juif » a continué l’ancien ministre de la Défense. « Nous devons ne pas nous voiler la face et suivre aveuglément cette illusion ».

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