Israël en guerre - Jour 262

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Yaïr Golan, critiqué pour ses propos potentiellement trompeurs sur des réservistes

Le chef nouvellement élu d'Avoda accuse la "machine à empoisonner" de l'extrême-droite d'être à l'origine des critiques, la police nie avoir ouvert une enquête sur ces déclarations

Yaïr Golan s'exprimant lors d'une manifestation anti-gouvernement, à Tel Aviv, le 2 mars 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Yaïr Golan s'exprimant lors d'une manifestation anti-gouvernement, à Tel Aviv, le 2 mars 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Des hommes politiques de droite ont accusé jeudi Yaïr Golan, nouvellement élu à la tête du parti Avoda, d’avoir appelé les réservistes à refuser de servir afin de faire tomber le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ces accusations ont fait suite à la diffusion par la Quatorzième chaîne, pro-Netanyahu, d’une vidéo d’un événement tenu au début du mois, dans laquelle on peut entendre Golan rappeler que les réservistes d’élite avaient cessé de se présenter à leur poste l’année dernière en signe de protestation contre les projets du gouvernement visant à bouleverser le système judiciaire.

« La moindre menace de désobéissance civile met Netanyahu sous une pression intense », a-t-il déclaré. « Pourquoi ne pas en faire un usage plus large ? »

Pressé de donner un exemple, Golan a répondu que la désobéissance civile pourrait signifier que « jusqu’à ce que ce gouvernement soit remplacé, nous ne remplissions plus notre devoir de réserve ».

Golan a poursuivi en précisant que « je ne discute pas maintenant de la question de savoir si c’est la meilleure mesure à prendre ». Cependant, dans la vidéo diffusée par la Quatorzième chaîne, vraisemblablement pris par un participant, le mot « si » est inaudible, laissant l’impression qu’il a dit « Je ne discute pas maintenant, c’est la meilleure étape ». On peut l’entendre dire le « si » dans d’autres enregistrements de cette même déclaration.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a demandé à la procureure générale Gali Baharav-Miara d’ouvrir une enquête criminelle sur Golan pour avoir « incité ouvertement à l’insubordination et à la désobéissance parmi les réservistes alors que l’État d’Israël est en guerre ».

« Nous avons été choqués d’entendre les propos incitatifs et irresponsables du nouveau chef du parti Avoda », a déclaré le Likud, le parti du Premier ministre, dans un communiqué accusant Golan de chercher à « encourager le refus en temps de guerre ».

Un tel appel « nuit aux chances de ramener les otages et à la sécurité du pays », a déclaré le Likud. « Tout cela pour avoir la possibilité de renverser le gouvernement. La haine n’a pas de fin. »

Golan a remporté les primaires d’Avoda avec 95 % des voix cette semaine et a promis d’unir la gauche afin de « construire un parti au pouvoir ».

Le reportage de la Quatorzième chaîne a été diffusé moins d’une semaine après que Yaïr, le fils de Netanyahu, a partagé sur les réseaux sociaux une vidéo montrant un réserviste armé et masqué jurant de refuser les ordres du ministre de la Défense Yoav Gallant et affirmant que les soldats n’écoutent que le Premier ministre.

Golan a déclaré que la vague de critiques émanant de la droite à son encontre était le produit d’une campagne de diffamation menée par Netanyahu et ses partisans, suite à la diffusion de la vidéo dans laquelle il cite la désertion des réservistes de Tsahal comme une forme de désobéissance civile qui pourrait être utilisée pour faire tomber le gouvernement.

« Au cours de la journée écoulée, j’ai été attaqué par Netanyahu et la machine à empoisonner bibiste [adjectif inventé en reprenant le surnom de Netanyahu, bibi] et ses agents sur la Quatorzième chaîne, sur les stations de radio, sur les réseaux et partout où ils injectent leur poison de division et d’incitation », a écrit Golan sur X.

« Nous n’avons pas peur ! Nous n’avons pas peur de la machine à empoisonner, nous n’avons pas peur des menaces et de l’incitation, nous n’avons pas peur de l’utilisation politique illégale de la police de Ben Gvir », a-t-il poursuivi, faisant référence à une information selon laquelle la police, qui dépend du ministre Ben Gvir, aurait ouvert une enquête sur la possibilité que ses déclarations constitueraient de l’incitation.

La police a affirmé que Golan ne faisait pas l’objet d’une enquête.

Golan a qualifié la diffusion de la Quatorzième chaîne de « rien de moins qu’une manipulation de bas étage ».

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