Yisrael Katz prédit que Trump se retirera de l’accord avec l’Iran
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Yisrael Katz prédit que Trump se retirera de l’accord avec l’Iran

Le ministre israélien du Renseignement affirme que les Iraniens n'oseront pas relancer leur programme d'armes nucléaires de peur d'une "attaque des États-Unis et d'autres pays"

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le ministre des Transports et du Renseignement, Israël Katz, arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem le 11 avril 2018. (Yoav Ari Dudkevitch/Pool/Flash90)
Le ministre des Transports et du Renseignement, Israël Katz, arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem le 11 avril 2018. (Yoav Ari Dudkevitch/Pool/Flash90)

Le ministre du Renseignement Yisraël Katz a prédit mardi que le président américain Donald Trump annoncerait que les États-Unis se retireraient de l’accord nucléaire historique avec l’Iran, et a déclaré que les Iraniens ne relanceraient pas leur programme de recherche sur les armes interdites par crainte des conséquences que cela pourrait avoir.

« Je pense que Trump annoncera l’annulation de l’accord nucléaire iranien », a déclaré Katz à la radio de l’armée. « Les Iraniens ont déjà prouvé qu’ils ne comprennent que les menaces et la force. »

Il a refusé de dire si lui ou le gouvernement israélien avait des informations spécifiques sur la décision de Trump, et a plutôt souligné qu’il ne faisait que donner son opinion.

« Toute menace de l’Iran de relancer son programme nucléaire est sans fondement, car s’ils reprennent l’enrichissement de l’uranium, ils se trouveront confrontés à une terrible menace, une attaque directe des États-Unis et d’autres pays, à laquelle ils ne peuvent pas faire face », a-t-il expliqué.

Le président américain Donald Trump fait un signe à son retour de Cleveland, Ohio, sur la pelouse sud de la Maison-Blanche à Washington, le 5 mai 2018. (YURI GRIPAS/AFP)

Exhorté à dire ce qu’il savait d’une éventuelle frappe militaire américaine sur l’Iran dans ces circonstances, Katz a répondu que « la politique est claire ; il y a une ligne rouge claire à ce sujet ».

M. Trump, a-t-il précisé, est prêt à prendre le genre de mesures qui n’ont été utilisées que contre une poignée d’autres pays dans le monde.

« Une politique vraiment agressive, combinée à des sanctions sévères, est le seul moyen de faire reculer une dictature qui cherche à se doter de l’arme nucléaire », a-t-il ajouté.

Katz s’est exprimé malgré des instructions du Premier ministre Benjamin Netanyahu selon lesquelles les ministres ne doivent pas parler publiquement de la question. Netanyahu lui-même a dit ne pas savoir si Trump se retirera de l’accord.

Trump devrait annoncer sa décision mardi à Washington, DC, à 21 heures, heure d’Israël.

Connu sous le nom de Plan d’action global conjoint, l’accord signé en 2015 entre l’Iran et les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne a permis la levée de lourdes sanctions économiques en échange d’une limitation du programme nucléaire iranien.

Katz a également commenté les récents rapports faisant état de l’intention de l’Iran de se venger des frappes israéliennes présumées contre des cibles militaires iraniennes en Syrie.

Le ministre de l’Energie Yuval Steinitz, lors de la réunion hebdomadaire des ministres
dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem,le 29 octobre 2017. (Ohad Zwigenberg/Flash90)

Il a rejeté les propos du ministre de l’Energie Yuval Steinitz, qui a menacé lundi qu’Israël pourrait éliminer le président syrien Bashar el-Assad si son régime n’empêchait pas les forces iraniennes de lancer des attaques contre Israël à partir de son territoire. Plus tard, Steinitz est revenu sur ses propos en indiquant dans un communiqué qu’il ne faisait qu’exprimer « son point de vue personnel ».

M. Steinitz a indiqué qu’Israël est préoccupé par le fait d’empêcher une implantation militaire iranienne en Syrie et la fourniture d’armes avancées au groupe terroriste libanais Hezbollah. Israël serait à l’origine de multiples frappes aériennes récentes en Syrie, qui auraient ciblé des cargaisons d’armes.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que Steinitz a dit », a déclaré Katz. « Ce n’est pas la position officielle d’Israël. Israël ne souhaite pas une confrontation en Syrie. »

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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