Des milliers d’habitants de Jérusalem-Est ont participé aux funérailles symboliques du terroriste Ibrahim al-Akary qui a foncé sur des piétons à une station de tramway qui se situe à la limite entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest mercredi. Il a tué un agent de la police des frontières et un étudiant d’une yeshiva de 17 ans et a blessé une dizaine d’autres personnes.

Les participants à la procession funéraire qui a eu lieu dans le quartier de Shuafat, après les prières du vendredi, portaient des panneaux qui qualifiaient al-Akary de « héros martyr » et qui exhortait les Palestiniens à « continuer à tuer des soldats », selon le site Ynet News.

Plusieurs incidents violents ont été signalés pendant cet évènement, quelques émeutiers ont lancés des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de sécurité qui étaient postées dans la zone. Des lancées de pétards et de pierres aussi été signalées dans les villes cisjordaniennes de Ramallah et d’Hébron.

Au mont du Temple, la raison principale au cœur de toute cette violence qui secoue Jérusalem depuis des semaines, les prières du jour se sont déroulées paisiblement et sans aucun incident avec 15 000 fidèles musulmans.

Vendredi, 1 300 agents de la police anti-émeutes se sont éparpillés sur l’esplanade dans la Vieille Ville de Jérusalem. Ils ont aussi fermé les accès aux rues en application de la décision gouvernementale qui interdit aux hommes musulmans de moins de 35 ans de prier sur le site. L’âge diffère d’un vendredi à l’autre.

La police anti-émeutes tenait des barricades, vérifiait les papiers d’identité et orientait les piétons.

A l’un des points de contrôle dans la zone de Wadi Joz, juste en dehors de la Vieille Ville, près de 500 jeunes Palestiniens qui n’ont pas eu l’autorisation d’entrer sur l’esplanade en raison de leur âge ont prié dans la rue, agenouillés sur des tapis éparpillés sur l’asphalte.

Ils faisaient face à une rangée de policiers anti-émeutes vêtus de de leur uniforme noir et de leur casque mais aussi à plusieurs officiers à cheval.

« Nous sommes constamment ici », explique l’un des fidèles qui n’a donné que son prénom, Raed. « Nous prions ici malgré les restrictions israéliennes ».

Dans la Vieille Ville, Walid Mohammed, 62 ans, accuse les Israéliens de raviver les tensions dans cette zone alors que des dizaines de policiers patrouillaient nerveusement devant son café.

« L’arrogance du gouvernement israélien est la principale raison des troubles dans notre pays », explique-t-il. « Ils veulent le contrôle de la mosquée d’al-Aqsa ». Mohamed explique la montée des tensions par les restrictions imposées aux musulmans au moment où la présence juive s’accroît au mont du Temple.

La police indique que les restrictions d’âge ont été imposées suite à des informations selon lesquelles de jeunes personnes auraient projeté de causer des perturbations sur le site saint.