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1 100 permis d’entrée en Israël annulés pour des Palestiniens liés à des terroristes

Selon des officiels de la sécurité qui n'ont pas été identifiés, des centaines de proches des auteurs des derniers attentats ne pourront plus pénétrer sur le territoire

Des hommes palestiniens se rassemblent pour demander des permis de travail en Israël, au camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 octobre 2021. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)
Des hommes palestiniens se rassemblent pour demander des permis de travail en Israël, au camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 octobre 2021. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Israël a révoqué les permis d’entrée de plus de 1 100 Palestiniens dont des proches ont été impliqués dans des attentats terroristes et notamment dans plusieurs attaques meurtrières récentes, selon les services de sécurité qui ont été cités mardi par de multiples médias du pays.

Ces propos ont été tenus sous couvert d’anonymat et ont été repris par un certain nombre de médias, parmi lesquels la Douzième chaîne et Walla. Il n’y a eu aucune confirmation officielle de la part des autorités.

Cette décision empêcherait environ 1 130 Palestiniens, proches des terroristes, d’entrer en Israël pour y travailler ou pour des raisons commerciales.

« Tous les Palestiniens qui envisagent de choisir le terrorisme doivent savoir que l’attentat qu’ils commettront nuira profondément à leurs familles », aurait dit un responsable cité par les médias.

Un autre officiel a déclaré qu’Israël « possède des moyens civils de s’attaquer aux questions d’ordre sécuritaire » et il a ajouté que « nous pouvons constater que des familles expriment aujourd’hui leur colère à l’égard des terroristes avec la révocation des permis dont elles disposaient ».

« C’est un outil efficace qui vise à dissuader les terroristes potentiels de passer à l’acte… Les responsables de la sécurité travaillent avec toutes les agences et à capacité maximale. Nous ferons payer un prix très lourd aux terroristes, à leurs complices et à tous ceux qui incitent au terrorisme », a continué l’officiel.

Cette décision survient dans le cadre d’une vague continue d’attentats terroristes au sein de l’État juif qui a fait 19 morts depuis le 22 mars.

Répondant à cette spirale de violence, l’armée israélienne a renforcé ses activités en Cisjordanie.

Les forces spéciales de la police sur les lieux d’une attaque terroriste, à la porte de Damas dans la vieille ville de Jérusalem, le 8 mai 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Lors de l’attentat le plus récent, qui a eu lieu dimanche soir à la porte de Damas, dans la Vieille Ville palestinienne, un Palestinien de Cisjordanie qui se trouvait illégalement en Israël a poignardé à la nuque un policier.

L’attaquant présumé s’appelait Nadheer Marzouq, 20 ans, et il était originaire d’Abwein, dans le nord de la Cisjordanie.

Ce sont 137 proches de Marzouq qui perdront leur permis d’entrée en Israël suite à la mise en œuvre de cette nouvelle politique, ont noté les médias.

Parmi d’autres familles de terroristes affectées, celle de Mohammad Taleb Atallah, 19 ans, qui a été tué alors qu’il tentait de s’introduire dans l’implantation de Tekoa, en Cisjordanie, dimanche. 124 proches du jeune homme seront dorénavant interdits d’entrée au sein de l’État juif.

206 parents de Subhi Emad et d’Asad Yousef Asad al-Rifai, responsables de l’attaque meurtrière qui a été perpétrée, jeudi dernier, dans la ville ultra-orthodoxe d’Elad, ne bénéficieront plus de l’autorisation de venir au sein de l’État juif.

Cette politique affectera également des centaines de proches des terroristes qui avaient commis les attaques récentes d’ Ariel, de Tel Aviv et de Bnei Brak.

Subhi Emad Subhi Abu Shqeir, à gauche, et As’ad Yousef As’ad al-Rifa’i, originaires d’une ville de Cisjordanie proche de Jenin, les auteurs palestiniens présumés de l’attentat terroriste au cours duquel trois Israéliens ont été tués et plusieurs autres grièvement blessés dans la ville d’Elad, le 5 mai 2022. (Crédit : Autorisation)

Par ailleurs, le ministre de la Défense Benny Gantz a suggéré, lundi, que l’État juif emploierait « tous les moyens possibles » pour déraciner les raisons plus profondes du terrorisme et notamment les incitations.

« Nous couperons la main qui brandit le poignard, nous attraperons ceux qui propagent incitations au terrorisme et diffamation de sang au nom de la religion », a déclaré Gantz lors de la réunion de sa faction Kakhol lavan.

« Nous éradiquerons la vague terroriste, peu importe le temps qu’il faudra, peu importe le prix que ça coûtera. Il n’y a aucune restriction – et il n’y aura aucune retenue. Nous intervenons dans les villages, dans les villes, dans les réseaux. Nous travaillons en utilisant tous les moyens possibles », a-t-il répété.

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