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2 ans après le drame à Meron, aucune entreprise privée ne veut assurer le pèlerinage

Le Trésor envisage d'indemniser partiellement l'événement en réponse à la demande de l'organisateur Yossi Deitch qui se dit traité "comme un lépreux"

Les députés du parti Yahadout HaTorah Meïr Porush, à gauche, et Yossi Deutsch, visitant le mont Meron avant la fête juive de Lag BaOmer qui attire chaque année des dizaines de milliers de fidèles juifs, le 13 février 2023. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Les députés du parti Yahadout HaTorah Meïr Porush, à gauche, et Yossi Deutsch, visitant le mont Meron avant la fête juive de Lag BaOmer qui attire chaque année des dizaines de milliers de fidèles juifs, le 13 février 2023. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Deux ans après la pire catastrophe civile qu’ait connu Israël, aucune compagnie d’assurance en Israël ou dans le monde n’est disposée à couvrir le pèlerinage juif annuel au mont Meron, qui aura lieu dans deux semaines, a déclaré lundi l’organisateur de l’événement à une commission de la Knesset.

S’adressant à la commission de la sécurité nationale, Yossi Deitch, nommé gérant des festivités par le gouvernement, a déclaré qu’en lieu et place d’une société privée, l’État devrait assurer l’événement.

« En ce moment, je réalise un projet pour le pays et personne ne veut m’assurer. Tout le monde me fuit comme si j’étais un lépreux, alors que puis-je faire ? Bien sûr, je dois me tourner vers l’organisme pour lequel je fais cela », a déclaré Deitch.

Le 30 avril 2021, 45 personnes ont été tuées dans un mouvement de foule causé par la surpopulation sur une passerelle défectueuse au mont Meron pendant les festivités annuelles de Lag BaOmer.

« Tous ceux qui ont entendu parler de Meron s’en éloignent et ne sont pas prêts à l’assurer pour n’importe quelle fortune dans le monde. Il y a quelques années, il n’y avait pas de problème d’assurance. Tous ceux qui sont compétents s’y soustraient », a ajouté Deitch.

Keren Fatal, directrice générale du conseil régional de Merom HaGalil, où se déroule l’événement, a également tiré la sonnette d’alarme sur l’absence de police d’assurance.

Les secouristes et la police israélienne sur les lieux de l’accident mortel survenu lors des célébrations de Lag BaOmer sur le Mont Meron, dans le nord d’Israël, le 30 avril 2021. (Crédit: David Cohen/Flash90)

« Nous y sommes presque, et à mesure que nous nous rapprochons des festivités, il est possible que quelqu’un dise que l’événement n’aura pas lieu sans assurance. Ce n’est pas responsable et personne ne nous protège », a-t-elle déclaré à la commission.

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré lors de la réunion que le comptable général Yali Rothenberg envisagerait d’indemniser l’événement, promettant ainsi de couvrir les dommages potentiels avec le budget de l’État, comme pour l’événement de 2022.

L’année dernière, le gouvernement a partiellement couvert l’événement pour les dommages physiques potentiels subis par les participants.

L’envergure des festivités de 2022 ont également été considérablement réduite et plusieurs mesures de sécurité ont été mises en œuvre pour éviter que la catastrophe ne se reproduise.

Des milliers de fidèles, principalement des ultra-orthodoxes, affluent vers le mont Meron, où se trouve la tombe du sage du 2e siècle, Rabbi Shimon Bar Yochai, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort, pendant la fête de Lag BaOmer, plusieurs semaines après Pessah. Cette année, Lag BaOmer commence le soir du 8 mai.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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