3 militants pro-implantations ayant pénétré illégalement en Syrie ont été ramenés par Tsahal
Cet incident survient alors que les tentatives des "Pionniers du Bashan" se multiplient ; l’armée a remis les suspects à la police, qui n’a pour l’instant inculpé personne
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Trois militants pro-implantation israéliens ont franchi illégalement la frontière syrienne dans la nuit de lundi à mardi, avant d’être ramenés en Israël par l’armée israélienne, ce qui constitue le dernier incident de ce type.
Tsahal a indiqué que ces trois civils s’étaient rendus dans la région du mont Hermon et avaient franchi la frontière. Les soldats dépêchés sur place les ont localisés, les ont ramenés sur le territoire israélien et les ont placés en détention, a précisé l’armée, ajoutant qu’ils avaient été remis à la police pour qu’elle poursuive l’enquête.
Ces activistes, membres d’un groupe marginal appelé les « Pionniers du Bashan », réclament la création d’implantations dans le sud de la Syrie.
On constate depuis quelques mois une hausse des tentatives de franchissement de la frontière vers la Syrie par des militants. Plusieurs d’entre eux sont parvenus à échapper aux troupes israéliennes pendant plusieurs jours avant d’être appréhendés et ramenés en Israël.
« Tsahal condamne fermement cet incident, qui constitue une nouvelle perturbation grave des opérations et représente un danger pour la sécurité des soldats opérant dans la région », a déclaré l’armée.
L’armée a ajouté que « les autorités chargées de l’application de la loi sont tenues de traduire les personnes impliquées en justice et d’empêcher ces individus de se livrer à nouveau à ce type de comportement, qui constitue une infraction pénale ».
Aucune poursuite n’a été engagée contre les Pionniers du Bashan et, malgré leurs actions illégales, ils ont également reçu le soutien de députés de la coalition.
Depuis la chute du régime du dictateur syrien Bachar el-Assad en décembre 2024, l’armée israélienne est déployée sur neuf postes dans le sud de la Syrie, principalement au sein d’une zone tampon patrouillée par l’ONU à la frontière entre les deux pays.
Les troupes opèrent dans des zones s’enfonçant jusqu’à environ 15 kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, afin de défendre la frontière et de saisir des armes qui, selon Israël, pourraient constituer une menace pour le pays si elles tombaient entre les mains de « forces hostiles ».
La Syrie a appelé Israël à se retirer de son territoire, et le président américain Donald Trump aurait formulé la même demande.
la Communauté du Times of Israël !







