5 maisons israéliennes ont été construites en zone B
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5 maisons israéliennes ont été construites en zone B

Les maisons situées à Shaarei Tikva ont été construites après la signature des accords d'Oslo, donnant le contrôle de ce territoire à l'Autorité palestinienne

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Une photo aérienne datant de 2016 des maisons situées dans l'implantation de Shaarei Tikva, et qui seraient construites sur la zone B. L'onglet jaune supérieur pointe vers une piscine, tandis que le bas indique le coin d'une maison. (Crédit : Dror Etkes)
Une photo aérienne datant de 2016 des maisons situées dans l'implantation de Shaarei Tikva, et qui seraient construites sur la zone B. L'onglet jaune supérieur pointe vers une piscine, tandis que le bas indique le coin d'une maison. (Crédit : Dror Etkes)

Cinq maisons dans l’implantation de Shaarei Tikva, dans le nord-ouest de la Cisjordanie, ont été construites sur des Territoires palestiniens dans le cadre des accords d’Oslo.

Tandis que l’un des permis de construire a été donné à une des maisons avant que l’accord d’Oslo II de 1995 ne soit signé, la construction en elle-même avait seulement commencé après, selon le site Walla.

Cependant, les quatre autres maisons ont toutes été approuvées et développées après la signature de l’accord par Israël et l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) qui a divisé la Cisjordanie en trois catégories administratives.

Selon les accords d’Oslo, la zone C de la Cisjordanie – 60 % du territoire où se trouvent la plupart des implantations juives et où vivent environ 150 000 Palestiniens – est sous le contrôle administratif et militaire israélien, tandis que dans la zone B (22 %), le contrôle administratif est sous la responsabilité de l’Autorité palestinienne et l’armée israélienne s’occupe de la sécurité. La zone A, qui entoure les grandes villes palestiniennes, est sous le contrôle administratif et sécuritaire de l’Autorité palestinienne.

La construction de trois des maisons a été découverte dans la zone B, tandis que la construction des deux autres maisons se trouve en partie dans la zone B et en partie dans la zone A.

Alors que les cinq maisons se situent dans la clôture qui entoure l’implantation qui a été construite au début des années 2000, la responsabilité administrative relève toujours de l’Autorité palestinienne qui n’a pas encore octroyé l’autorisation de construire l’édifice.

Lundi, le Conseil Régional de Samarie, qui a transmis les permis aux résidents de Shaarei Tikva, a publié un communiqué en insistant sur le fait que la faute de « l’erreur historique » relève des cartographes qui ont produit les cartes utilisées pendant les accords d’Oslo ainsi que l’Administration civile – l’organisme du ministère de la Défense chargé d’approuver la construction en Cisjordanie – qui ne les a pas informés du changement.

Le président du conseil, Yossi Dagan, a demandé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu « intervienne personnellement dans la situation afin de corriger cette absurdité. »

Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, pendant la 14e conférence annuelle de l'association Besheva à Jérusalem, le 12 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, pendant la 14e conférence annuelle de l’association Besheva à Jérusalem, le 12 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dans une déclaration en réponse au rapport, l’Administration civile a accusé le Conseil Régional de Dagan en Samarie.

L’organisme du ministère de la Défense a reconnu que les bâtiments en question faisaient partie du plan approuvé par le conseil de Samarie dans les années 1980 et a déclaré que « c’est la responsabilité du conseil d’examiner les changements qui prennent place dans la zone » en conséquence de l’accord de 1995.

Bien que les conseils régionaux de l’implantation aient accès à l’administration civile qui leur aurait permis de reconnaître que les parcelles approuvées pour la construction se trouvaient dans la zone B, Dagan a déclaré que l’organisme du ministère de la Défense n’a tout simplement pas mis à jour les cartes pertinentes.

L’organisme de contrôle de l’implantation de Kerem Navot a sévèrement critiqué les résultats dans un communiqué lundi, en disant que « la construction dans la zone B s’oppose aux accords officiels signés par le gouvernement et constitue un mouvement radical qui peut entraîner Israël sur l’arène diplomatique. »

L’organisation a ensuite dit que la construction illégale des maisons faisait partie d’une « culture criminelle qui s’est développée au fil des ans dans les colonies et, en particulier, à Shaarei Tikva. »

Des maisons situées à Shaarei Tikva (Crédit : Dror Etkes)
Des maisons situées à Shaarei Tikva (Crédit : Dror Etkes)
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