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Abdallah II : Pas de paix israélo-palestinienne sans les Etats-Unis

Le dirigeant du royaume hachémite a admis que la décision de Trump avait suscité chez les Palestiniens le sentiment "qu'il n'y avait pas de médiateur honnête"

Le roi Abdallah II de Jordanie à Ryad, le 21 mai 2017 (Crédit : Capture d’écran New York Times)
Le roi Abdallah II de Jordanie à Ryad, le 21 mai 2017 (Crédit : Capture d’écran New York Times)

L’implication des Etats-Unis demeure essentielle pour revigorer le processus de paix israélo-palestinien et parvenir un jour à un accord, a assuré le roi Abdallah II de Jordanie dans une interview diffusée dimanche par CNN.

« Comment bâtir la confiance entre la direction palestinienne et celle des Etats-Unis afin de réunir autour de la table les Américains, les Israéliens et les Palestiniens ? », s’est interrogé le monarque dans cet entretien, diffusé dimanche mais enregistré à l’occasion du Forum économique de Davos en Suisse (22-26 janvier).

« Nous savons tous – et les Européens considèrent cela sous un jour positif – que nous ne pouvons avoir de processus de paix, ni de paix, sans que les Etats-Unis jouent un rôle », a ajouté le dirigeant du royaume hachémite.

« Je pense qu’il faut donner aux Américains le bénéfice du doute et oeuvrer tous ensemble », a également estimé le roi Abadallah II, tout en admettant que la décision de M. Trump avait provoqué « une réaction très violente » en suscitant chez les Palestiniens le sentiment « qu’il n’y avait pas de médiateur honnête ».

Mais « j’aimerais réserver mon jugement, parce que nous attendons toujours de voir le plan (de paix) concocté par les Américains », a-t-il ajouté. « Si ce n’est pas un bon plan (…) je ne crois pas que nous ayons un plan B à ce stade ».

Après la récente décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, les dirigeants palestiniens ont fait savoir que les Etats-Unis ne pouvaient plus prétendre à un rôle de médiateur dans le processus de paix, que Donald Trump rêvait de relancer mais qui s’avère plus moribond que jamais.

Abadallah II de Jordanie avait d’ailleurs exprimé auprès du vice-président américain Mike Pence son « inquiétude » au sujet de cette décision unilatérale, lors d’une rencontre le 21 janvier à Amman.

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