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Nucléaire : pas encore d’accord, des questions restent à régler, assure l’Iran

L'Iran dispose actuellement de quelque 19 000 centrifugeuses, dont la moitié sont en activité

Des inspecteurs de l'AIEA et des techniciens iraniens à la centrale nucléaire de Natanz, le 20 janvier 2014. 
(Crédit : Irna/AFP/Archives Kazem Ghane)
Des inspecteurs de l'AIEA et des techniciens iraniens à la centrale nucléaire de Natanz, le 20 janvier 2014. (Crédit : Irna/AFP/Archives Kazem Ghane)

Un haut négociateur nucléaire iranien a déclaré dimanche qu’aucun accord n’avait encore été trouvé et que des questions restaient à régler, alors que plusieurs diplomates occidentaux avaient fait état de compromis sur plusieurs points clés.

« Aucun accord n’a été conclu et des questions en suspens doivent toujours être réglées. Au lieu de tenter de créer un tel climat, les parties concernées doivent renoncer à leurs demandes excessives et prendre une décision stratégique et dire si elles veulent un accord ou la pression », a déclaré à l’AFP ce haut responsable.

L’Iran et les six grandes puissances sont en passe de parvenir à un accord sur plusieurs points clés du dossier du nucléaire iranien, ont indiqué dimanche des diplomates occidentaux, à deux jours de la date butoir pour parvenir à un accord.

L’un de ces points concerne le nombre de centrifugeuses (machines permettant d’enrichir l’uranium), que l’Iran aurait accepté de voir réduit à 6 000, voire moins, selon une de ces sources. L’Iran dispose actuellement de quelque 19 000 centrifugeuses, dont la moitié sont en activité.

Par ailleurs, Téhéran aurait accepté d’exporter tout ou partie de son stock d’uranium faiblement enrichi, qui se monte à environ 8 000 tonnes.

En outre, le site souterrain de Fordo, près de la ville sainte de Qom, cesserait d’enrichir de l’uranium, selon un autre diplomate, laissant entendre que le site pourrait continuer à fonctionner pour d’autres usages.

Ces compromis ne sont cependant pas encore actés, et les choses peuvent encore changer ont prévenu les diplomates.

« Le détail des négociations est à l’intérieur de la chambre des négociations et personne n’est autorisé à les donner à l’extérieur », a réagi un diplomate iranien.

« Mais le fait que nous conserverons notre enrichissement, qu’on aura un nombre substantiel de centrifugeuses, qu’aucun site ne sera fermé, en particulier celui de Fordo, ce sont les bases des négociations », a-t-il dit.

La question de l’enrichissement d’uranium est au coeur du dossier du nucléaire iranien. Les grandes puissances (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) veulent s’assurer que l’Iran ne se dotera pas de la bombe atomique, en contrôlant étroitement ses activités nucléaires.

En échange de quoi les sanctions internationales qui asphyxient l’économie iranienne depuis des années seraient progressivement levées.

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