Affaire Halimi : la ministre de la Justice n’interviendra pas
Rechercher

Affaire Halimi : la ministre de la Justice n’interviendra pas

Invoquant la séparation des pouvoirs, Nicole Belloubet a indiqué qu'elle suivrait de près le procès, mais qu'elle ne sera pas impliquée

Sarah Halimi (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)
Sarah Halimi (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)

Invoquant la séparation des pouvoirs, la ministre de la Justice a expliqué qu’elle ne pourrait pas intervenir dans le procès de l’assassin, qui selon la communauté juive, devrait être traduit en justice pour crime antisémite.

La ministre, Nicole Belloubet, a rencontré le président du CRIF, Francis Kalifat et deux de ses adjoints pour évoquer le meurtre de Sarah Halimi, médecin de formation et enseignante, le 4 avril. Un voisin, Kobili Traoré, l’a frappé puis défenestré de son appartement parisien au troisième étage.

Durant l’attaque, Traore, qui a avoué les faits, a mentionné son dieu. Mais il maintient qu’une instabilité mentale est à l’origine de ses gestes. Il n’a aucun antécédent de maladie mentale ; la fille d’Halimi a signalé que Traoré l’avait déjà traitée de « sale juive » dans l’ascenseur de l’immeuble de sa mère ;

Kalifat et de nombreux autres dirigeants de communautés juives françaises affirment que le meurtre d’Halimi était un meurtre antisémite et a exigé que le motif soit ajouté comme circonstance aggravante, et qu’il soit jugé en conséquence. Cependant, l’acte d’accusation déposé contre lui ne fait pas mention d’antisémitisme ni d’aucune autre circonstance aggravante.

Le CRIF a qualifié cet acte d’accusation de « couverture ».

Belloubet a manifesté son chagrin à l’égard des proches d’Halimi, et suit le procès de prés, mais a souligné qu’elle n’interviendrait pas, selon un communiqué diffusé par le CRIF mardi.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...