Arrestations après des heurts entre ultra-orthodoxes et policiers à Jérusalem
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Arrestations après des heurts entre ultra-orthodoxes et policiers à Jérusalem

Les émeutiers, opposés aux restrictions liées au coronavirus, ont bloqué la circulation, incendié des bennes à ordure, endommagé des voitures et jeté des pierres sur les policiers

Des hommes ultra-orthodoxes affrontent la police lors d'une manifestation contre les restrictions sur le coronavirus à Jérusalem, le 9 février 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Des hommes ultra-orthodoxes affrontent la police lors d'une manifestation contre les restrictions sur le coronavirus à Jérusalem, le 9 février 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Quatre personnes ont été arrêtées à Jérusalem après de nouveaux heurts entre les forces de l’ordre israéliennes et des juifs ultra-orthodoxes opposés aux mesures anti-coronavirus, a indiqué la police mercredi.

Israël a entamé dimanche la sortie progressive de son troisième confinement, instauré en décembre. Mais les localités ultra-orthodoxes ont été placées dans des secteurs dits « rouges », où les restrictions sanitaires sont levées moins rapidement.

Des affrontements parfois violents opposent depuis plusieurs semaines la police à des ultra-orthodoxes qui refusent ces mesures. Fin janvier, un bus avait été incendié par un jeune de 16 ans et son chauffeur blessé à Bnei Brak, près de Tel-Aviv.

Mardi soir, des centaines de personnes se sont de nouveau rassemblées à Mea Shearim, un quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem, la plupart enfreignant l’obligation de porter un masque sanitaire, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Stop à l’acharnement contre la religion en terre sainte », pouvait-on lire sur une pancarte en hébreu brandie lors du rassemblement.

Des poubelles ont été incendiées et certains participants ont « lancé des pierres et des objets vers les forces de l’ordre sur place », a rapporté la police dans un communiqué.

Quatre personnes ont été arrêtées puis relâchées, a indiqué la police.

Pour beaucoup d’Israéliens, les juifs ultra-orthodoxes (haredim, 12 % de la population) sont en grande partie responsables de la circulation du virus dans le pays.

Certains rabbins avaient appelé leurs fidèles à ne pas fermer les écoles talmudiques pendant les trois confinements instaurés pour lutter contre la pandémie, afin de pouvoir continuer à étudier les textes religieux et ce en dépit des consignes sanitaires. D’autres rabbins propagent de fausses informations sur la vaccination.

Israël, pays de neuf millions d’habitants qui mène une vaste campagne de vaccination, a officiellement enregistré plus de 706 400 cas de malades, dont plus de 5 200 décès.

Les écoles maternelles et les classes de CP jusqu’au CM1 des villes dites « vertes et jaunes », où le taux d’infection est le plus faible, ouvriront jeudi. Dans les localités « rouges », seules des « activités éducatives impliquant au maximum 10 personnes (professeur inclus) seront autorisées en plein air ».

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