Amare Stoudemire veut renforcer les liens entre les Juifs et les Afro-américains
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Interview

Amare Stoudemire veut renforcer les liens entre les Juifs et les Afro-américains

L'ancienne star de NBA, étudiant à l'université internationale de Floride et au campus Hillel, voit des similitudes entre la souffrance juive et afro-américaine

Amare Stoudemire, le plus grand, conduit une initiative pour connecter les étudiants juifs et afro-américains à l'Université internationale de Floride. (Crédit: FIU Hillel via JTA)
Amare Stoudemire, le plus grand, conduit une initiative pour connecter les étudiants juifs et afro-américains à l'Université internationale de Floride. (Crédit: FIU Hillel via JTA)

Même s’il avait sérieusement envisagé de revenir en NBA, Amare Stoudemire fait une petite pause vis-à-vis du basketball pour retourner sur les bancs de l’école. Celui qui a été NBA All-Star à six reprises, et qui n’était jamais allé à l’université, a commencé cette année en tant que nouvel étudiant à l’Université internationale de Floride (FIU) à Miami.

Alors que le semestre vient juste de commencer, Stoudemire – qui s’est converti au judaïsme, a obtenu la citoyenneté israélienne et a passé trois années dans l’Etat juif en jouant pour l’Hapoel Jérusalem – s’est déjà fait un nom sur le campus Hillel.

Mercredi, il a lancé une initiative pour renforcer les liens entre les étudiants juifs et afro-américains au FIU. Stoudemire travaille avec Hillel et l’Association des étudiants noirs pour organiser des événements fédérateurs et éducatifs.

La star du basketball a une longue histoire avec le judaïsme. Il est en train de terminer sa deuxième conversion – « plus orthodoxe », a-t-il dit – et il est également proche des Israélites hébreux et des afro-américains qui considèrent être liés aux Israéliens bibliques et adhèrent à certaines des coutumes juives.

Le joueur de basketball Amar’e Stoudemire
(au centre) montre sa carte d’identité israélienne au ministère de l’Intérieur de Jérusalem à côté du ministre de l’Intérieur Aryeh Deri (à droite) et du maire de Jérusalem Moshe Lion le 13 mars 2019.
(Hadas Parush/Flash90)

Mardi, le JTA s’est entretenu avec Stoudemire au sujet de l’initiative, de son identité juive et de ses projets pour les prochaines grandes fêtes juives.

Pourquoi il a décidé de lancer le programme :

« C’est comme une partie de moi-même. D’être à la fois afro-américain et aussi d’être juif, j’ai tellement appris et j’ai pu changer ma vie. J’ai compris comment mettre en pratique la positivité dans mon quotidien, et c’est aussi quelque chose que la communauté afro-américaine peut apprendre. Et puis pour les étudiants qui évoluent dans cet environnement d’apprentissage, c’est une meilleure façon d’apprendre, alors j’ai eu le sentiment qu’il était important de développer ces programmes sur les campus ».

Sur les points communs entre les communautés juives et afro-américaines :

« Les deux cultures ont enduré beaucoup d’épreuves. En partant de l’esclavage des Afro-américains à ce qu’a subi le peuple juif dans la Shoah, il y a eu beaucoup de haine envers ces deux groupes. Je pense que c’est une opportunité pour comprendre nos différences, mais aussi d’apprendre les uns des autres pour l’avenir ».

Sur son année passé à étudier des textes juifs à Ohr Somayach, une yeshiva orthodoxe juive à Jérusalem :

« C’était captivant, très fort. J’ai vécu une expérience incroyable. J’ai tout adoré. Nous avons tout étudié, nous avons tout étudié du Houmach à la Gemara jusqu’à la Halakha. Nous avons vraiment tout étudié à la yeshiva ».

Amare Stoudemire, joueur de basketball de l’Hapoel Jérusalem, lors d’un match entre le Maccabi Tel Aviv et l’Hapoel Jérusalem lors de la finale du la coupe nationale à Jérusalem, le 16 février 2017. (Flash90)

Sur son lien au judaïsme :

« J’étudie le judaïsme depuis des années. Je me suis converti au judaïsme. Ma famille sont des Israélites, nous sommes des descendants des anciennes tribus d’Israël qui sont venues dans la Diaspora. Et j’ai pu me connecter au peuple juif parce qu’ils ont pu conserver les lois à un niveau strict et précis auquel je rêve de parvenir.

C’était mon objectif en venant étudier dans les yeshivot, et avec les rabbins là-bas et en étant en Israël. Je voulais vraiment changer ma vie et être aussi assidu qu’eux dans mon étude ».

Sur sa conversion au judaïsme :

« Elle a eu lieu il y a des années, elle a eu lieu il y a sept ou huit ans, donc je ne peux pas me rappeler de la date précise. Mais je suis maintenant engagé dans un processus de conversion orthodoxe. Je connais assez bien les enseignements, mais il s’agit surtout de les mettre en pratique dans mes actions et dans ma vie quotidienne ».

Sur son départ d’Israël :

« Israël me manque énormément, je pense à Israël chaque jour. Cela me manque vraiment. C’est l’atmosphère dans le pays, l’enseignement qui me manquent, et pour être honnête – c’est l’étude dans la yeshiva qui me manque le plus ».

Sur le développement de sa production de vin casher :

« Cela fonctionne très bien. Je reçois tous les jours des appels au sujet du vin, ils ne peuvent pas croire que c’est un vin casher et il a un très bon goût. A chaque événement où je vais, j’entends des gens me dire qu’il veulent commander plus de vin, ils veulent commander plus de caisses.

Amare Stoudemire presente l’un de ses vins dans sa collection de vins israéliens casher, à New York, le 20 février 2018. (Crédit du Jewish National Fund-USA via JTA)

Sur la manière dont il va fêter les Grandes fêtes :

« Ce sera une belle fête, il y aura plus de steaks sur plus de steaks, le minhag, des steaks, le vin et les cigares. C’est le minhag pour Rosh Khodesh avant les Grandes fêtes, ce sera une super fête ».

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