AP : Friedman doit être placé sur « la liste mondiale du terrorisme »
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AP : Friedman doit être placé sur « la liste mondiale du terrorisme »

L’Autorité palestinienne renforce sa guerre des mots face à l’envoyé américain en Israël, quelques jours après qu’Abbas l’a qualifié de « fils de chien »

L'ambassadeur américain en Israël David Friedman assiste à une réunion du lobby pour les relations israélo-américaines à la Knesset, le 25 juillet 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)
L'ambassadeur américain en Israël David Friedman assiste à une réunion du lobby pour les relations israélo-américaines à la Knesset, le 25 juillet 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)

L’Autorité palestinienne (AP) a demandé jeudi que l’ambassadeur américain en Israël David Friedman soit ajouté à la « liste mondiale du terrorisme » dans un contexte d’escalade de la guerre des mots avec l’envoyé américain, quelques jours après que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, l’a qualifié de « fils de chien » et « d’habitant d’implantation ».

Dans un rapport intitulé « Friedman, l’ambassadeur des implantations et l’avocat de l’extrémisme », le ministère de l’Information de l’Autorité palestinienne à Ramallah a demandé que l’envoyé américain soit placé sur la liste du terrorisme « pour violation du droit international, soutien au terrorisme et promotion du nettoyage ethnique et du racisme ».

La liste à laquelle l’Autorité palestinienne se réfère n’a pas été clairement établie. Mais le département d’Etat américain tient un registre des organisations terroristes étrangères et Interpol conserve une base de données des combattants terroristes étrangers.

La semaine dernière, Abbas a lancé une campagne cinglante contre Friedman, quelques heures après que ce dernier a critiqué l’AP sur Twitter pour avoir échoué à condamner deux attentats terroristes survenus durant le week-end.

L’Autorité palestinienne a demandé jeudi que l’ambassadeur américain en Israël David Friedman soit ajouté à la « liste mondiale du terrorisme » dans un contexte d’escalade de la guerre des mots avec l’envoyé américain, quelques jours après que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, l’a qualifié de « fils de chien » et « d’habitant d’implantation ».

Dans un rapport intitulé « Friedman, l’ambassadeur des implantations et l’avocat de l’extrémisme », le ministère de l’Information de l’Autorité palestinienne à Ramallah a demandé que l’envoyé américain soit placé sur la liste du terrorisme « pour violation du droit international, soutien au terrorisme et promotion du nettoyage ethnique et du racisme ».

La liste à laquelle l’Autorité palestinienne se réfère n’a pas été clairement établie. Mais le département d’Etat américain tient un registre des organisations terroristes étrangères et Interpol conserve une base de données des combattants terroristes étrangers.

La semaine dernière, Abbas a lancé une campagne cinglante contre Friedman, quelques heures après que ce dernier a critiqué l’AP sur Twitter pour avoir échoué à condamner deux attentats terroristes survenus durant le week-end.

Le département d’Etat, pour sa part, a qualifié les propos d’Abbas de « scandaleux et inutiles ».

De gauche à droite, l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis Ron Dermer, l’envoyé au Moyen Orient du président américain Donald Trump Jason Greenblatt, le conseiller à la Maison Blanche Jared Kushner, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, la conseillère américaine à la sécurité nationale Dina Powell et l’ambassadeur américain en Israël David Friedman, à Tel Aviv, le 24 août 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le ministère des Affaires étrangères de l’AP a alors fait savoir qu’il « est difficile de comprendre la réponse américaine au discours récent d’Abbas ».

Le ministère a noté qu’Abbas se référait dans son allocution « au soutien [de Friedman] aux implantations israéliennes en Palestine occupée et à son mépris des crimes commis par les habitants d’implantation ».

Le ministère de l’AP a également accusé Friedman de s’être opposé à la solution à deux états et de se livrer à des « incitations » contre les Palestiniens.

« Nous pensons que les principes ne peuvent être fragmentés et qu’ils reflètent la personnalité de celui les affirme et qu’ils impactent son comportement », a dit le ministère dans son rapport concernant l’ambassadeur américain. « La conduite de Friedman, comme partisan d’un projet d’implantations criminalisé à l’international, est clairement visible ».

Friedman est connu pour tenir des propos qui l’alignent sur la droite israélienne, ainsi que pour soutenir des projets dans les implantations.

Dans un récent entretien, Friedman avait affirmé que les implantations en Cisjordanie « font partie d’Israël » et que la solution à deux états « n’est pas une fin utile » qui « a largement perdu sa signification ».

Friedman avait été un choix d’ambassadeur controversé, en raison en grande partie de ses points de vue sur les implantations et des propos désobligeants qu’il avait tenus sur les groupes juifs de gauche, pour lesquels il s’était ensuite excusé. Friedman a été un donateur majeur en faveur de l’implantation de Beit El et il a dit qu’Israël pouvait annexer la Cisjordanie sans compromettre son caractère juif.

Mahmoud Abbas, dirigeant de l’Autorité palestinienne, devant une photo de la mosquée du Dôme du Rocher, dans la Vieille Ville de Jérusalem, lors d’une réunion des dirigeants palestiniens à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 mars 2018 (FLASH90)

Abbas a fait une série d’allocutions amères depuis que Trump a reconnu Jérusalem, et boycotte dorénavant l’administration américaine. Dans un discours prononcé au mois de janvier, Abbas a qualifié Israël de « projet colonial » sans lien avec le Judaïsme, laissé entendre que les Juifs européens avaient choisi de mourir durant la Shoah plutôt que de partir dans la Palestine pré-état et affirmé que le premier Premier ministre David Ben-Gurion avait obligé les Juifs du Moyen-Orient à venir en Israël.

Ces propos sont survenus dans un contexte de colère palestinienne contre les Etats-Unis en raison de la décision de Jérusalem, et Ramallah rejette depuis le rôle de négociateur tenu par Washington dans le processus de paix.

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