Israël en guerre - Jour 144

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Après la trêve, la « montagne russe émotionnelle » de familles d’otages encore captifs

Une délégation de proches d'otages était à Bruxelles pour "parler avec le Parlement européen" afin qu'"ils fassent pression sur le Qatar ou l'Egypte ou la Russie ou quiconque ayant un pouvoir sur le Hamas"

Suite au massacre du Hamas du 7 octobre dans les communautés de la frontière de Gaza, les survivants du kibboutz Kfar Aza ont organisé leur événement annuel de cerfs-volants à Tel Aviv le 9 novembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash 90)
Suite au massacre du Hamas du 7 octobre dans les communautés de la frontière de Gaza, les survivants du kibboutz Kfar Aza ont organisé leur événement annuel de cerfs-volants à Tel Aviv le 9 novembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash 90)

Une semaine après la fin de la trêve ayant permis la libération de 105 personnes kidnappées par le Hamas le 7 octobre, Yanit Ashkenazi reste prise dans une « montagne russe émotionnelle » en l’absence d’informations sur l’état de santé de sa sœur Doron, toujours captive à Gaza, confie-t-elle à l’AFP, lors de son passage à Paris.

A la faveur d’une trêve de 7 jours du 24 novembre au 1er décembre, elle avait eu « bon espoir » que sa sœur de 30 ans Doron Steinbrecher, infirmière vétérinaire enlevée à son domicile du kibboutz de Kfar Aza à la frontière avec Gaza, « soit libérée car c’est une jeune femme ».

Depuis, sans « aucune information ou preuve » sur l’état de santé de sa petite sœur, dont elle ne sait pas « si elle est en vie », « blessée » ou « si le Hamas l’a violée », elle évoque la « montagne russe émotionnelle » qu’elle subit.

« Je dois être forte, mais je pense à leur état (aux otages ndlr) et cela a une influence sur ma santé mentale », confie cette femme de 34 ans.

D’après le gouvernement israélien, 137 otages parmi les quelque 240 personnes enlevées en Israël lors des massacres perpétrés le 7 octobre par le Hamas qui ont tué 1 200 Israéliens, sont toujours retenus à Gaza.

Yanit Ashkenazi a entamé une tournée européenne en compagnie de trois autres proches de résidents du kibboutz Kfar Aza enlevés le 7 octobre, avec des rendez-vous planifiés à Bruxelles, Paris et Strasbourg afin d’interpeller médias et institutions et pousser à leur libération.

« Quand j’ai vu que la trêve était terminée, je me suis demandé quand j’allais pouvoir revoir ma sœur à la maison, et cela m’a aussi fait comprendre que j’allais devoir me battre », témoigne-t-elle.

Tournée « diplomatique »

« Nous avons de l’espoir, car sans espoir, il ne nous reste rien », ajoute Liran Berman, 36 ans, en jurant qu’il fera « tout ce qu’il faut au niveau diplomatique » pour obtenir la libération de ses deux frères de 26 ans Ziv et Gali, qu’il arbore en photo sur son t-shirt.

Ziv et Gali Berman ont été capturés par des terroristes du Hamas dans leur maison du kibboutz Kfar Aza le 7 octobre 2023. (Autorisation)

La veille, la petite délégation était à Bruxelles pour « parler avec le Parlement européen » avec l’objectif qu' »ils fassent pression sur le Qatar ou l’Egypte ou la Russie ou quiconque ayant un pouvoir sur le Hamas ».

Liran Berman fustige en particulier le Qatar dont il répète qu’il « accueille des dirigeants du Hamas », dont le chef du bureau politique du groupe terroriste islamiste radical Ismaël Haniyeh.

La monarchie du Golfe, avec l’Egypte et les Etats-Unis, a pris une part active dans les négociations entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien afin d’aboutir à une trêve.

Depuis le début de son offensive terrestre contre le Hamas dans la bande de Gaza, l’armée israélienne affirme avoir détruit environ 500 entrées de tunnels utilisés par le groupe terroriste, sur un total d’environ 800 qui ont été découvertes.

Les proches de ces otages se refusent de commenter l’opération en cours à Gaza.

« Je crois que Tsahal fait tout ce qu’elle peut pour protéger nos otages » et « ne fera rien qui puisse les mettre en danger », se persuade Yanit Ashkenazi.

La question de l’accès aux soins interroge néanmoins Yonatan Shimraz, 33 ans, accompagné de son frère cadet Ido.

Il raconte que certains otages « ont besoin de médicaments essentiels », et que son petit frère Alon, 26 ans, « a besoin de lunettes, ne peut pas voir sans et se retrouve donc aveugle ».

Suite au massacre du Hamas du 7 octobre dans les communautés de la frontière de Gaza, les survivants du kibboutz Kfar Aza ont organisé leur événement annuel de cerfs-volants à Tel Aviv le 9 novembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash 90)

Trois jours plus tôt, la Croix-Rouge « nous a approchés pour la première fois en deux mois pour nous demander un rendez-vous », déplore-t-il.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est accusé par des proches d’otages ou les autorités israéliennes de ne pas faire assez pour rencontrer les otages encore détenus à Gaza, ou de ne pas leur amener de médicaments.

Ces critiques sont « un problème pour le personnel » du CICR et « peuvent mettre en danger les otages », a réagi cette semaine la présidente de l’organisation.

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